Ni le réchauffement climatique ni le rôle de l'homme dans le processus ne font désormais plus de doute. Cette certitude résulte du quatrième rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), publié en quatre parties dans le courant de 2007.

Le GIEC, dont les vingt années d'efforts ont été couronnées cet automne par le Prix Nobel de la paix, prévoit une hausse des températures moyennes sur terre de 1,8 à 4 degrés de 1990 à 2100. Même si la prédiction minimale devait se produire, elle serait déjà supérieure à toutes les évolutions sur un siècle de ces dix mille dernières années.

La tendance actuelle représente un danger pour de nombreuses espèces animales et végétales, dont certaines risquent tout bonnement de disparaître, ajoute l'instance. L'homme, lui, verra son environnement se transformer, et ce souvent à son désavantage du fait de différents phénomènes: avancée de la désertification, montée du niveau des océans et multiplication de certaines catastrophes naturelles.

Pour inquiétant qu'il soit, le 4erapport du GIEC est considéré par certains chercheurs comme trop optimiste. Compilation de milliers d'études produites par la communauté scientifique ces dernières années, il n'a pas pris suffisamment en compte certains travaux très récents annonçant une péjoration de la situation. Ainsi, la banquise arctique fond beaucoup plus vite qu'on ne le pensait il y a encore peu de temps. Ce qui signifie que les océans devraient monter sensiblement plus rapidement que prévu. Pour gagner 1,40 mètre et non entre 0,18 et 0,59m d'ici à 2100.