L'essentiel

L'Inde est entrée en confinement ce mercredi.

Le Conseil fédéral a précisé ses mesures économiques (actions avec la BNS, chômage partiel...) et a fait un point de situation sanitaire.

Les rapatriements de Suisses restés sans moyen de retour à l'étranger ont commencé.

Retrouvez les nouvelles de mardi, et nos principaux articles sur le virus.


■ Les montagnes, comme figées

La fermeture des stations de ski fait évidemment mal aux régions, mais elle inspire les photographes. Trois instantanés.


■ Le bilan du soir: après l'Italie, l'Espagne dépasse la Chine

Plus de trois milliards de personnes, soit plus du tiers de l'humanité, sont désormais appelées à rester confinées.

Au total plus de 19 000 personnes ont perdu la vie dans le monde à cause de ce virus et plus de 420 000 ont été contaminées.

Avec 6800 décès, l'Italie reste le pays le plus touché, suivie désormais par l'Espagne, où le nombre total de morts – 3434 – a dépassé mercredi celui en Chine (3281), berceau de l'épidémie.


■ Denis Mukwege inquiet pour son pays, la RDC

«Nous devons nous préparer au pire» car «nous n'avons aucune idée de l'ampleur de la propagation» du coronavirus en République démocratique du Congo, a déclaré mercredi le gynécologue Denis Mukwege dans un message de prévention et de soutien aux premières mesures prises par les autorités.

Dans une vidéo, le prix Nobel de la paix 2018, surnommé «l'homme qui répare les femmes», souligne «l'absence des centres de test sur l'ensemble du territoire et des moyens pour mener des dépistages à grande échelle sur la population, tel que l'encourage l'OMS».

A propos du docteur: Denis Mukwege: «Je suis suffoqué en voyant ce que l’on inflige aux femmes»


■ Un service hôtelier Covid-19 tout compris

Surtout ne pas rater une occasion d'affaires. A Zurich, Lucerne et Zug, le groupe hôtelier Le Bijou propose un «service Covid-19», rapporte Bloomberg. Les appartements sont configurés pour une luxueuse quarantaine avec livraison de repas et même test de dépistage.

La location elle-même va de 200 à 800 francs, et pour avoir deux visites médicales par jour, c'est 800 francs de plus – compter encore 500 francs pour le test. Il est assuré que les riches clients n'ont à serrer aucune main. La société a enregistré cinq réservations, pour 42 chambres disponibles.


■ Une récession de -1,4% à -2%

Les économies du groupe des vingt pays les plus industrialisés, le G20, devraient être dans l'ensemble en récession cette année en raison de la pandémie liée au coronavirus, a indiqué mercredi l'agence de notation financière Moody's.

Réunis, ces pays devraient subir une contraction de 0,5% de leur Produit intérieur brut, dont -1,4% pour la France. Aux Etats-Unis, elle sera de -2% et dans la zone euro de -2,2%. La Chine devrait croître de 3,3%, un rythme très faible pour ce pays.


■ Le gouvernement interdit les exportations de matériel de protection

Plusieurs jours après d'autres pays, dont l'Allemagne, le Conseil fédéral décrète l'interdiction des exportations de matériel de protection. La nouvelle règle vaut dès jeudi. La Suisse fait face à une augmentation drastique de ses besoins en masques, gants, lunettes et blouses.

Ce matériel est indispensable pour protéger le personnel médical, justifie le gouvernement. «Il s'agit d'une simple mesure de précaution en coordination avec l'UE», assure le conseiller fédéral Guy Parmelin.

Les exportations à destination de la zone UE/AELE restent toutefois possibles sans autorisation. Ces pays sont aussi concernés par la pénurie de matériel médical et les réseaux de distribution sont fortement intégrés en Europe. Mais cette exception vaut pour autant que ces Etats n’introduisent pas d’autorisation pour leurs exportations à destination de la Suisse, ce qui est arrivé.

Et ce qui a fait dire cet après-midi à Guy Parmelin, ministre UDC: «Notre pays est peut-être plus européen que ne le disent certains.»


■ «L'humanité est menacée», lance Antonio Guterres

La pandémie de Covid-19 «menace l'humanité entière», vient d’affirmer dans un message vidéo mercredi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, en lançant un «Plan de réponse humanitaire mondial» s'étendant jusqu'à décembre, assorti d'un appel à des dons à hauteur de 2 milliards de dollars.

Face à cette menace, «l'ensemble de l'humanité doit riposter. Une action et une solidarité mondiales sont cruciales».

«Les réponses individuelles des pays ne vont pas être suffisantes», a fait valoir l'ancien Premier ministre portugais qui avait évoqué la semaine dernière la perspective de «millions» de morts à défaut de solidarité.

L'objectif du plan «vise à nous permettre de combattre le virus dans les pays les plus pauvres au monde et répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, les personnes âgées, les handicapés et les malades chroniques», précise le responsable de l'ONU.


■ Guy Parmelin et Alain Berset sur le chômage, la propagation et le Tessin

«Pas d'explosion». Avec quelque 9700 cas répertoriés, Alain Berset parle de «forte augmentation, mais ce n'est pas une explosion». Il redit que les tests sont réalisés à relativement large échelle dans le pays: au prorata de la population, la Suisse est l'un des, «voire le premier» pays en la matière.

Les mesures pour les chômeurs. Guy Parmelin a précisé quelques points des mesures prises ce mercredi.

Les chômeurs ne devront plus produire la preuve de leurs recherches d’emploi tant que l'ordonnance sur le Covid-19 sera en vigueur. Ils remettront ces preuves au plus tard un mois après l’expiration de l’ordonnance. Pour éviter les arrivées en fin de droits, tous les ayants droit bénéficient au maximum de 120 indemnités journalières supplémentaires.

Le délai-cadre d’indemnisation est prolongé de deux ans, pour autant que l’indemnisation complète ne soit pas possible dans ce temps. Le délai de préavis pour requérir l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail est supprimé.

Le chômage partiel. La durée durant laquelle une réduction de l’horaire de travail peut être autorisée passe de trois à six mois. Le Conseil fédéral veut réduire le nombre de demandes et accélérer la procédure d’autorisation.

Les employeurs ou les personnes occupant une telle position et qui recourent au chômage partiel recevront le montant de 3320 francs pour un emploi à plein temps. Cette somme forfaitaire ne sera pas réduite.

Les employeurs pourront utiliser, pour le paiement des cotisations LPP de leurs salariés, les réserves de cotisations qu’ils ont constituées. Cette mesure doit les aider à surmonter des manques de liquidités sans léser les salariés. L’employeur continuera de prélever normalement la part de cotisations des employés sur leur salaire et l’institution de prévoyance créditera en faveur de ces derniers l’ensemble des cotisations.

Le Tessin, épine dans le pied fédéral. Alain Berset commente avec prudence le différend avec le Tessin, qui réclame notamment la fermeture des chantiers.

La situation actuelle n'est pas satisfaisante

«La position du Tessin n'est absolument pas conforme aux dispositions du Conseil fédéral», ajoute-t-il, avant de tenir à préciser la «particularité» de la situation au sud du pays: «Nous cherchons des points de convergence.»

Quatre récents articles sur les aspects suisses


■ 28 sénateurs pour une session extraordinaire

Vingt-huit membres du Conseil des Etats (sur 46) demandent la tenue d'une session spéciale du parlement.

Une alliance interpartis appelle à une session extraordinaire qui aurait comme thème unique le coronavirus. La session se concentrerait notamment sur les propositions du Conseil fédéral ou des commissions consacrées à la crise, selon la demande publiée mercredi par ces parlementaires.

Les bureaux des deux Conseils prendront leur décision jeudi.


■ Ueli Maurer détaille l'aide fédérale

Le ministre des Finances s'est exprimé à 14h à Berne. Il a expliqué avoir eu des conférences téléphoniques avec des patrons de grandes sociétés du pays.

Pour revoir la conférence de presse:

Le Conseil fédéral a publié un résumé des mesures prévues (voir le communiqué).

Les entreprises pourront solliciter les crédits cautionnés par la Confédération dès jeudi. Un montant de 20 milliards de francs d'aide est prévu pour le programme gouvernemental.

Les entreprises concernées pourront solliciter auprès de leur banque des crédits de transition à hauteur de 10% maximum de leur chiffre d’affaires annuel, jusqu’à un montant maximum de 20 millions de francs.

Les crédits seront versés jusqu’à un montant de 500 000 francs. Ils seront garantis à 100% par la Confédération et leur taux d’intérêt sera nul. La demande de crédit sera disponible sur le site web covid19.easygov.swiss dès jeudi.

L'engagement de la BNS. Présent à cette conférence de presse, résumé par l'ATS, le président de la Banque nationale suisse Thomas Jordan indique que l'institut va renforcer ses interventions sur les marchés monétaires pour protéger l'économie suisse. La politique monétaire de la Banque nationale et ses facilités de refinancement compléteront les mesures fiscales et l'aide des banques.

La Finma assouplira les termes pour les fonds propres. Le directeur de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), Mark Branson, est présent pour apporter sa caution. Il signale que le refinancement des crédits par la BNS permettra aux banques de ne pas entamer leur solidité. Cela permettra de libérer 6 milliards de francs. La Finma accordera des facilités en matière de fonds propres, ce qui libérera de l'argent pour aider l'économie réelle.


■ Giuseppe Conte et Emmanuel Macron pour des emprunt européens

Les dirigeants de neuf pays européens, dont le Français Emmanuel Macron et l'Italien Giuseppe Conte, appellent à la création de corona bonds, afin de disposer de fonds importants face à la crise sanitaire, dans une lettre adressée mercredi au président du Conseil européen Charles Michel. Ils écrivent:

Nous devons travailler à un instrument de dette commun émis par une institution européenne pour lever des fonds sur le marché (...) au profit de tous les États membres (...) pour faire face aux dommages causés par le coronavirus

Cette lettre, adressée au président du Conseil européen, Charles Michel, à la veille du Sommet européen par vidéoconférence dédié essentiellement à la lutte contre le coronavirus, est également signée par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Espagne, Grèce, Irlande, Belgique, Luxembourg, Slovénie et Portugal.

L'agence AFP rappelle que la mutualisation des dettes des pays européens est fréquemment réclamée par les pays particulièrement endettés du sud de l'Europe, comme l'Italie, mais elle est rejetée par les pays du nord.


■ Les attroupements seront traqués par Swisscom, avec un délai

Le Temps a appris que la Confédération a demandé à Swisscom d’identifier les zones comptant au moins 20 cartes SIM dans un espace d’une superficie de 100 mètres sur 100. Le but, pour Berne, sera de déterminer si la population respecte l’interdiction de rassemblements de plus de cinq personnes dans l’espace public.

Les données seront transmises avec 24 heures de délai: il ne s'agira donc pas de repérages dans l'immédiat.

Lirenotre article à ce sujet.


■ Le gouvernement allemand fâche les producteurs en interdisant les saisonniers

Plus de main d’œuvre pour les asperges. L'Allemagne annonce l'interdiction d'entrée, dès ce mercredi 17h, des travailleurs saisonniers étrangers, afin de tenter de contrer la pandémie de nouveau coronavirus, malgré l'opposition d'un monde agricole en manque de main d’œuvre avant d'importantes récoltes.

Cette interdiction s'applique même aux ressortissants des états membres de l'Union européenne. L'Allemagne accueille chaque année près de 300 000 travailleurs saisonniers étrangers pour son agriculture, en majorité venus de Roumanie et de Pologne, selon les chiffres du principal syndicat agricole du pays, le DBV.

Cette main d’œuvre est essentielle pour le secteur au début du printemps, de nombreuses récoltes de cultures maraîchères et fruitières ayant lieu entre les mois d'avril et de juin, notamment les fraises et les asperges.

En France, des fraises compromises. Plusieurs pays européens vont connaître des difficultés pour les fruits et légumes. Ce matin, l'AFP racontait que le Lot-et-Garonne est frappé de plein fouet par la crise du coronavirus. Le département est le premier producteur national avec 15 000 tonnes de fraises par an, dont la moitié de gariguette, variété phare.

Les 360 fraisiculteurs du département sont très inquiets alors que la récolte a déjà débuté pour certaines variétés et qu'il leur faut chaque année 6000 ouvriers agricoles saisonniers pour assurer la cueillette. Il leur en manque plus de la moitié.


■ De nouveaux pays gagnés par la contagion

Depuis son dernier pointage (hier à 20h suisse), l'AFP signale que de nouveaux pays ont annoncé des premiers cas sur leur territoire: le Cameroun, le Niger, la Libye, le Laos, le Belize, la Grenade, le Mali et la Dominique ont annoncé le diagnostic de premiers cas.


■ Le prince Charles a le virus

Héritier de la couronne britannique, le prince Charles a été testé positif au nouveau coronavirus et présente de «légers symptômes», annoncent ses services.

Agé de 71 ans, le fils d'Elizabeth II «reste en bonne santé» à l'exception de ces symptômes, et «télétravaille comme d'habitude», a assuré Clarence House dans un communiqué.


■ Dans la province de Hubei, le début des départs en masse

Une équipe de l'AFP s'est rendue à la gare de Macheng, ville de 800 000 habitants dans la province du Hubei, au centre de la Chine. Les journalistes n'ont pas été autorisés à sortir de la gare pour interroger les voyageurs, mais ils ont observé des trains et autocars pris d'assaut, des embouteillages sur les routes alentours...

Devant la gare, une foule accompagnée d'enfants faisait la queue sous la pluie pour pouvoir acheter un billet et quitter la province, de facto coupée du reste du pays depuis fin janvier.

Après deux mois de bouclage, la province du Hubei a commencé à ouvrir ses portes. Wuhan, principale ville et foyer présumé du coronavirus, n'est pas concernée.

Le bouclage de la province est survenu juste avant le long congé du Nouvel an chinois, au moment où des millions de travailleurs migrants, employés dans les grandes villes de l'est ou du sud du pays, étaient rentrés dans leur province d'origine.

Résultat, des milliers de migrants attendent désespérément de pouvoir retourner sur leur lieu de travail, dont leur famille dépend pour sa subsistance.

Les autorités ont précisé que seules pourraient circuler les personnes en bonne santé – ce qui doit être certifié électroniquement par un code QR de couleur verte enregistré dans leur téléphone.


■ Les autorités turques affirment traquer les fausses nouvelles

Les autorités turques ont arrêté 410 internautes accusés d'avoir fait de la «provocation» sur les réseaux sociaux en partageant des contenus infondés en lien avec le nouveau coronavirus, a annoncé mercredi le ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu: «A ce jour, il y a eu 410 arrestations. Le processus judiciaire se poursuit», a-t-il déclaré à la chaîne d'information 24 TV.

Le gouvernement turc appelle depuis plusieurs jours à ne pas relayer de fausses informations susceptibles de semer la panique autour de la pandémie de Covid-19.


■ 560 personnes rapatriées

Le Département fédéral des affaires étrangères signale que trois avions ramenant en Suisse des touristes helvétiques bloqués à l'étranger ont atterri mardi et mercredi à Zurich. Les vols provenaient du Costa Rica, du Maroc et de la Colombie.

Un 3e vol a atterri mercredi matin à l'aéroport de Zurich. Avec à son bord 279 Suisses et 35 ressortissants de pays voisins en provenance de Bogota.


■ La Suisse affiche la densité de malades la plus élevée

Il y avait quelques doutes hier soir, la mise à jour des chiffres confirme le fait. Parmi les pays de plus d'un million d'habitants – le Luxembourg, qui serait No1, excepté –, la Suisse devient le territoire où la part de personnes atteintes par le virus est la plus élevée.

Notre barème montre les cas confirmés cumulés (sans prise en compte des guérisons) de Covid-19 pour un million d’habitants. Seuls les pays comptant plus d’un million d’habitants et plus de 100 cas confirmés sont pris en compte.

Selon ces critères, la Suisse est passée devant l'Italie mardi.

Prendre note que: la disponibilité des données, leur degré de précision et leur fiabilité varie de pays en pays; les cas confirmés ne correspondent qu’à une portion des cas réels.

Retrouvez nos cartes sur l'expansion du virus


■ Les bourses ouvrent en hausse

La Bourse de Londres poursuit sur sa lancée mercredi matin (+1,77%) après s'être envolée de plus de 9% la veille. Les experts attribuent le rebond aux mesures de soutien à l'économie déployées par les autorités, en particulier aux Etats-Unis.

A Francfort, la bourse poursuit son net rebond ce mercredi en matinée, le Dax prenant plus de 3% pour repasser au-dessus des 10 000. Paris prend 2,29%.

A l'heure de leur clôture, Les Bourses asiatiques ont fini nettement dans le vert mercredi.

A Tokyo l'indice vedette Nikkei a fini sur un bond de 8,04% à 19 546,63 points (+1.454,28 points), sa plus forte hausse en pourcentage depuis octobre 2008, et alors qu'il avait déjà bondi de plus de 7% la veille.

En Chine, l'indice composite de Shanghai a pris 2,17% à 2781,59 points et celui de Shenzhen a gagné 2,92% à 1714,86 points.

L'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong s'est quant à lui apprécié de 3,8% à 23 527,19 points.


■ Les quatre piliers du plan de relance américain

L'AFP a largement cité les propos du sénateur républicain Mitch McConnell durant le débat sur le plan de relance mesures. Selon l'élu, les mesures répondent à «quatre priorités».

«Elles fourniront rapidement une aide financière aux Américains, à travers des chèques versés directement aux ménages de la classe moyenne jusqu'aux» foyers aux revenus moins élevés, ainsi qu'en renforçant les indemnités chômage.

«En cette situation critique, (le plan) fournira un soutien historique à l'économie réelle américaine, à travers des milliards de dollars de prêts d'urgence pour que plus de petites entreprises puissent survivre et continuer à payer leurs employés.»

Le plan «permettra aussi de consolider nos bases économiques et stabiliser des secteurs clé nationaux pour empêcher autant de licenciements que possible, tout en obligeant les grandes entreprises à rendre des comptes.»

Enfin, le paquet «fournira une aide majeure aux hôpitaux et centres médicaux, investira dans de nouveaux traitements et vaccins pour que nous puissions vaincre ce virus plus vite et envoyer plus d'équipements et de masques aux héros sur le front, qui se mettent en danger pour prendre soin de leurs patients».

Lire la dépêche sur l'accord pour le plan, et l'analyse politique de notre correspondante.


■ Les américains s'arment

On le dit depuis quelques jours, l'AFP illustre le thème. Aux Etats-Unis, les ventes d'armes à feu se sont envolées ces deux dernières semaines sous l'effet de la pandémie de coronavirus, beaucoup d'Américains amassant armes et munitions pour se prémunir contre d'hypothétiques émeutes.

Propriétaire d'une armurerie à Tulsa, dans l'Oklahoma, David Stone raconte à l'agence de presse: «Nous avons enregistré une augmentation des ventes d'environ 800%. J'ai encore la plupart des modèles mais je ne vais pas tarder à être à cours», dit-il.

Selon lui, la plupart des acheteurs qui se sont précipités chez lui sont des novices en la matière, prêts à prendre n'importe quelle armes en stock. «C'est la peur suscitée par le coronavirus. Moi-même je ne comprends pas et je trouve ça déraisonnable», déclare-t-il.

Plusieurs autres armureries contactées, en différentes régions des Etats-Unis, disent avoir enregistré un afflux de clients craignant que la crise sanitaire ne se transforme en crise sociale et ne mette leur sécurité en danger.

La photo ci-dessous: à Culver City, Californie, les clients se pressent avec leurs papiers. En raison du confinement, les armureries doivent imposer un rendez-vous à leurs clients.


■ Un tiers de l'humanité chez soi

Avec le confinement de l'Inde, ce sont 2,6 milliards de personnes désormais appelées à se cloîtrer chez elles, selon un comptage réalisé à partir d'une base de données de l'AFP.

Cela représente plus d'un tiers de la population mondiale, évaluée par l'ONU à 7,8 milliards de personnes en 2020.


■ Le bilan de début de matinée

D'après le bilan de l'agence AFP, plus de 18 000 personnes ont perdu la vie à cause du virus et plus de 400 000 cas d'infection ont été diagnostiqués dans 175 pays et territoires.

Les pays les plus touchés sont l'Italie (6820 morts pour 69 176 cas); la Chine (81 171 cas, dont 3277 décès et 73 159 guérisons); l'Espagne compte (2696 morts pour 39 673 cas), l'Iran (1934 morts pour 24 811 cas), la France (1100 morts pour 22 302 cas), et les Etats-Unis (600 morts pour 49 768 cas).