Le numéro de téléphone de l’homme arrêté par les autorités allemandes figurait dans le téléphone portable d’Anis Amri, a rapporté mercredi le parquet, sans fournir son identité ni le lieu de son arrestation. Son domicile a été perquisitionné. «Certains éléments indiquent qu’il pourrait avoir joué un rôle dans l’attaque», ajoute le parquet. Le drame avait fait 12 morts le 19 décembre sur un marché de Noël de la capitale.

Anis Amri, un Tunisien de 24 ans, a été tué vendredi 23 décembre par la police italienne près de Milan. Le parquet néerlandais a fait savoir mercredi qu’Anis Amri, en provenance d’Allemagne, avait peut-être transité par les Pays-Bas. Wim de Bruin, porte-parole du parquet, a fait état de «signes» selon lesquels il serait passé par le pays avant de gagner la France et l’Italie. Il a annoncé qu’une enquête était en cours. En France, une enquête est également en cours pour retracer l’itinéraire exact d’Anis Amri.

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Cinq arrestations en France et en Espagne

Par ailleurs, trois personnes ont été arrêtées mardi en France dans le cadre de deux affaires antiterroristes distinctes, a-t-on appris mercredi de sources policières et judiciaires. En Espagne, ce sont deux djihadistes présumés qui ont été arrêtés mercredi, a indiqué la police espagnole.

Un homme a été arrêté à Cugnaux, près de Toulouse, en France. Il est soupçonné d’avoir voulu commettre une attaque le 31 décembre, selon une source policière. Mais, de source judiciaire, on se contente d’évoquer «une suspicion de possible passage à l’acte», sans autre précision sur la nature de ses éventuelles intentions.

La deuxième opération française concerne deux étrangers en situation irrégulière. Ceux-ci ont été arrêtés dans la nuit de lundi à mardi dans le quartier du Mirail, à Toulouse, lors d’une perquisition administrative, dit-on de source policière. Une carabine et des armes factices ont été découvertes à cette occasion.

Les enquêteurs soupçonnent l’une de ces deux personnes d’avoir projeté de s’attaquer aux forces de l’ordre, dit-on de source policière. La garde à vue peut durer 96 heures dans les dossiers terroristes.

Les deux hommes arrêtés en Espagne sont soupçonnés d’avoir fait l’apologie du terrorisme, a annoncé la police espagnole. Cette dernière a précisé avoir découvert quatre chargeurs et des munitions lors des perquisitions qui ont suivi.