«J’ai quitté la Belgique en 1979, mais mon frère y vit, et j’y retourne régulièrement. Je suis un peu l’actualité du pays sur Internet, d’autant que la manière dont la presse étrangère relate cette crise me paraît incorrecte. La question linguistique était d’actualité quand j’étais enfant, mais elle est devenue folklorique, hormis pour la région de Bruxelles. Le problème est économique, avec une Flandre qui se porte bien, et une Wallonie à la traîne. Cela a pour conséquence de générer d’importants flux d’argent du Nord au Sud. Si la Wallonie se réformait, cela réglerait une bonne partie du problème…

Je ne crois pas que l’on s’achemine vers une scission. Les politiciens trouveront une entente, ils y parviennent toujours. Car, quand je suis en Belgique, que ce soit du côté flamand ou wallon, je ne sens pas, de la part de la population, un désir de scission. Les politiques en sont conscients.»