Des bâtiments ont été détruits dans la ville indonésienne de Padang et ses environs à la suite d’un puissant séisme de magnitude 7,9 enregistré mercredi après-midi au large de l’île de Sumatra, a annoncé un responsable de l’agence de géophysique.

Les autorités indonésiennes n’ont pas fait état de victimes un peu plus d’une heure après le tremblement de terre.

La secousse enregistrée à 17h16 (12h16 en Suisse) a été localisée dans l’océan Indien à 78 km au sud-ouest de Padang, dans la province de Sumatra ouest, et à une profondeur de 71 km, selon l’agence. «Plusieurs bâtiments, dont des hôtels, ont été détruits», a déclaré Rahmat Triyono, en précisant que les communications étaient coupées avec Padang, agglomération qui compte près d’un million d’habitants.

Selon la chaîne de télévision Metro TV, des incendies se sont également déclenchés dans la ville, où les habitants ont quitté précipitamment leurs habitations.

Les autorités indonésiennes n’ont pas déclenché d’alerte au tsunami. Mais le Centre d’alerte des tsunamis du Pacifique en a toutefois lancé une pour l’Indonésie, la Malaisie, l’Inde et la Thaïlande.

Il est situé sur une zone à forts risques sismiques, entre la Grande faille continentale de Sumatra et une subduction océanique. La subduction préoccupe depuis plusieurs années les scientifiques, selon lesquels la friction sous-marine des plaques tectoniques indo-australienne et eurasienne, qui se rapprochent à la vitesse de cinq à six centimètres par an, est susceptible de provoquer un puissant tremblement de terre.

En 2004, un séisme au large du nord de l’île indonésienne de Sumatra avait déclenché un tsunami catastrophique qui avait tué plus de 200’000 personnes dans plusieurs pays d’Asie, dont 168’000 en Indonésie.

Depuis cette catastrophe, la communauté internationale a investi des dizaines de millions de dollars pour construire un système d’alerte anti-tsunami dans l’océan Indien. La majorité de la somme est allée à l’Indonésie.