L’ancien ministre UMP du Budget Eric Woerth est blanchi par un rapport d’expert dans l’affaire de la cession de l’hippodrome de Compiègne (Oise), rapporte mardi «Le Monde».

Le quotidien français a pris connaissance du rapport d’expertise réalisé à la demande du ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac par un expert indépendant, Philippe Terneyre, professeur agrégé de droit public à l’Université de Pau.

«Eric Woerth était dans son droit lorsqu’il a autorisé, par un arrêté du 16 mars 2010, la vente des 57 hectares de l’hippodrome du Putois à la Société des courses de Compiègne (SCC), dans l’Oise, pour 2,5 millions d’euros», précise «Le Monde» sur la base du rapport. Cette opération avait suscité la polémique car elle n’avait pas été approuvée par le parlement alors qu’il s’agit d’une forêt domaniale. Plusieurs députés socialistes avaient alors porté plainte.

L’expert juridique estime de son côté que «la vente n’avait pas besoin d’être au préalable autorisée par une loi, car les parcelles en cause ne constituaient pas une forêt», estime M. Terneyre, cité par «Le Monde».

Prix trop bas?

La commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) avait ordonné en janvier 2011 l’ouverture d’une procédure pour «prise illégale d’intérêts» visant Eric Woerth, député-maire de Chantilly et témoin assisté dans ce dossier. Le prix de la vente avait aussi suscité la polémique: 2,5 millions d’euros (3 millions de francs) alors que des experts juridiques de la CJR avaient estimé le terrain à 8,3 millions (9,9 millions de francs).

M. Terneyre estime au contraire que «la vente a été réalisée à un prix ne constituant ni une libéralité en faveur de l’acheteur, ni une mauvaise affaire de l’Etat», toujours selon «Le Monde».