Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, la Belgique, sous le feu des critiques en raison de la latitude dont avait disposé cette cellule terroriste pour organiser pendant de longs mois ces attaques depuis Bruxelles, s’était lancée dans un examen de conscience douloureux. Afin d’identifier les failles de son appareil sécuritaire, le Comité permanent P, un organe de contrôle externe de la police, a ouvert une enquête relative à «la position d’information des services de police belges concernant les attentats terroristes» qui ont fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis.