Il a fallu deux ans de travail à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (Irsem) pour arriver au bout d’un rapport sur les réseaux d’influence de la Chine dans le monde, rendu public lundi. Sur près de 650 pages, l’organisme parapublic français détaille les acteurs et les actions de cette vaste opération pour asseoir l’influence de la Chine. Son titre? «Un moment machiavélien», car comme l’écrivait Machiavel dans Le Prince, «il est plus sûr d’être craint que d’être aimé». Un concept, bien que discutable, intégré à la lettre par le Parti communiste chinois (PCC), qui, depuis 2017, ne cherche plus seulement à séduire ou subjuguer le public étranger. Non, désormais, il veut infiltrer et contraindre.