«Notre enquête a montré que ce réseau planifiait d’exfiltrer des terroristes recherchés hors du camp de réfugiés de Aïn Héloué et d’y implanter des combattants du (groupe islamiste) Fatah al-Islam», a expliqué l’armée dans un communiqué.

Ce réseau voulait également «perpétrer des attentats à l’étranger et créer une cellule terroriste pour surveiller la Finul et l’armée afin de commettre des attentats contre elles», a-t-elle ajouté.

Les dix suspects sont des ressortissants de pays arabes non spécifiés mais ne sont pas Libanais, a souligné l’armée.

Aïn Héloué, situé près de la ville de Saïda (sud), est le plus grand des 12 camps de réfugiés palestiniens installés au Liban et compte 45 000 habitants. L’armée libanaise n’a pas le droit d’entrer dans les camps palestiniens, dont le maintien de l’ordre est confié à des groupes palestiniens.

Le Fatah al-Islam, un groupe extrémiste sunnite, a combattu l’armée libanaise pendant plus de trois mois à l’été 2007 dans le camp de réfugiés de Nahr el-Bared (nord), avant d’être défait.