Ressenti ce matin à 6h00, le séisme qui a secoué Zagreb, a provoqué des scènes de panique dans la capitale de la Croatie. 

Dans la confusion, des médecins, cités par l'agence Hina, avaient dans un premier temps annoncé le décès d'un garçon de 15 ans avant de rectifier cette information et de préciser qu'il s'agissait en fait d'une jeune fille qui a été réanimée et se trouvait dans un état critique.

Deux crises sérieuses

L'épicentre de cette secousse se situait à sept kilomètres au nord de Zagreb, selon le Centre sismologique euro-méditerranéen (CSEM).

Le ministère de l'Intérieur Davor Bozinovic a appelé les citoyens à rester dans les rues et à ne pas se tenir en groupe pour se protéger d'une éventuelle infection au coronavirus.

«Maintenez vos distances. Ne vous regroupez pas. Nous sommes confrontés à deux crises sérieuses, le séisme et l'épidémie», a-t-il déclaré.

«C'est la dernière chose dont nous avions besoin en plus du coronavirus, c'est ce que j'ai pensé. Ce matin, cela secouait très fort», a raconté à l'AFP Neven Horvat, 50 ans, debout dans un parc en face de son immeuble.

Plusieurs bâtiments effondrés

Dans les vieux quartiers du centre-ville, des façades de bâtiments se sont effondrées et de nombreuses parties de la ville sont restées sans électricité.

Une des flèches de l'emblématique cathédrale de Zagreb a elle aussi été cassée. Une dizaine de mètres de la tour sud se sont effondrés, a précisé le maire de Zagreb Milan Bandic. Le bâtiment du Parlement a lui aussi été endommagé.

A Belgrade, l'église orthodoxe serbe a annoncé que son église à Zagreb a été endommagée par le séisme.

La secousse a été suivie d'un deuxième séisme de magnitude 5, une heure plus tard. Le séisme a été ressenti en Autriche du sud, en Slovénie, dans le nord et l'est de la Croatie. Les Balkans sont une zone de forte activité sismique et les tremblements de terre y sont fréquents.