Un soldat français a été tué et neuf autres blessés vendredi matin en Afghanistan, lors d’une attaque à l’engin explosif contre une patrouille, dans la région de Showkhi, en Kapisa (est), a annoncé le président Nicolas Sarkozy dans un communiqué.

«Le Président de la République a appris avec une grande émotion l’attaque meurtrière par engin explosif, ce (vendredi) matin, contre des militaires français qui patrouillaient en véhicule dans la région de Showkhi, entre les bases de Nijrab et Bagram», a déclaré l’Elysée.

«Un caporal du 3ème Régiment d’infanterie de Marine de Vannes a payé de sa vie l’engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan, tandis que 9 autres soldats ont été blessés, dont plusieurs très grièvement», a précisé la présidence.

Selon l’état-major des armées, l’attentat s’est produit vers 07H00, à mi-chemin entre la base française de Nijrab, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul, et la grande base américaine de Bagram, à une soixantaine de kilomètres au nord de la capitale afghane.

«Une section d’infanterie ainsi que des éléments du génie, soit une cinquantaine d’hommes, étaient allés reconnaître une route pour assurer la sécurité d’un convoi logistique lorsque l’explosion s’est produite», a précisé l’amiral Christophe Prazuck, de l’état-major.

«L’explosion d’un IED (Improvised Explosive Device, bombe artisanale) a atteint l’un des sept véhicules de l’avant blindé du convoi», a-t-il expliqué, indiquant que «les neuf blessés, dont quatre sont dans un état grave, ont été transportés par hélicoptères vers Bagram et Kaboul».

Avec le décès de ce caporal du 3ème RIMa, dont l’identité et l’âge n’ont pas été immédiatement divulgués, 30 soldats français ont trouvé la mort en Afghanistan depuis le déploiement du contingent français fin 2001.