Samedi, les dix membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) se retrouveront à Djakarta en compagnie du chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, pour une réunion d’urgence. Le gouvernement d’unité nationale créé la semaine dernière par des membres du NLD, le parti au pouvoir déposé par l’armée, n’a par contre pas été invité. Il s’agira de la première rencontre internationale du régime militaire depuis qu’il s’est saisi du pouvoir le 1er février.

Une réunion informelle entre les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Asean avait bien eu lieu début mars, mais elle n’avait débouché sur rien de concret. «Historiquement, cette organisation a adopté une posture de non-ingérence dans les affaires de ses membres, explique Josh Kurlantzick, expert de l’Asie du Sud-Est au Council on Foreign Relations, un centre de réflexion américain. A cela s’ajoute le fait que plusieurs d’entre eux sont eux-mêmes des Etats autoritaires et ne veulent pas créer un précédent qui légitimerait une intervention future chez eux.»