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Gabriel Cid revient de loin. En l’observant, heureux, souriant, avide de parler, et avec un débit de parole rapide sans le moindre essoufflement, rien ne laisse présager ce par quoi il est passé. Cet habitant de Greenwich, dans le Connecticut, a pourtant vécu l’enfer. Trente-sept jours d’hospitalisation, dont 21 sous ventilateur, ponctués de cauchemars tenaces et d’hallucinations morbides. Ce 18 mai, il le marque au fer rouge: cela fait exactement un an qu’il est sorti de l’hôpital de Yale New Haven, après avoir failli être emporté par le coronavirus. Alors, parce qu’il croit aux symboles et qu’il veut remercier ses «anges gardiens» et être porteur d’un message d’espoir, il a décidé de se rendre à l’hôpital et de courir les huit kilomètres qui le séparent de son domicile. Oui, courir.