Objectifs du Millénaire (7)

Un tiers de l’humanité demeure privé de toilettes

Eau, forêt, atmosphère: des ressources naturelles à ménager pour mieux les exploiter

Un tiers de l’humanité reste privé de toilettes

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Développement Eau, forêt, atmosphère: des ressources naturelles à ménager pour mieux les exploiter

Les Objectifs du millénaire (7/8)

Vivre décemment suppose de disposer d’une large gamme de ressources naturelles. En l’an 2000, au moment d’imaginer sous l’égide de l’ONU une stratégie globale de lutte contre la pauvreté, la communauté internationale a tout naturellement converti cette exigence en l’un de ses huit Objectifs du millénaire. Un but général, «assurer un environnement durable», qu’elle a décliné en une série de cibles plus précises dans le domaine de la protection de l’environnement et de l’accès de l’humanité à un environnement sain.

Les ressources naturelles nécessaires à l’homme commencent par un climat propice à sa prospérité et, donc, par une certaine qualité d’atmosphère. Dans son bilan de la période 2000-2015, l’ONU se félicite de l’élimination quasi totale des substances appauvrissant la couche d’ozone et de la perspective d’une reconstitution totale de ce milieu avant 2050. Elle s’inquiète par contre de la forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre, connus pour contribuer au réchauffement climatique en cours.

Stress hydrique

Autre ressource cruciale, la forêt dans le monde a fortement reculé dans la seconde moitié du XXe siècle. Cette évolution demeure «alarmante», selon l’ONU. Mais elle se poursuit actuellement à un rythme moins rapide que par un passé récent. La perte nette de superficies boisées serait ainsi passée de 8,3 millions d’hectares par an dans les années 1990 à 5,2 millions par an entre 2000 et 2010. Cela grâce à une combinaison de légère baisse de la déforestation, d’une augmentation du reboisement et de l’expansion naturelle des forêts dans certaines régions.

Ressource majeure s’il en est, l’eau a droit à une attention particulière. Au niveau mondial, seules 9% des ressources en eau douce sont prélevées pour l’agriculture, les industries et les villes, un pourcentage largement inférieur au seuil de 25% qui détermine le début du stress hydrique. Mais le résultat varie considérablement d’une région à l’autre de la planète. Et, au début de la décennie, une bonne quarantaine de pays étaient en situation de stress. Une dizaine d’entre eux prélevaient même plus de 100% de leurs ressources renouvelables en eau douce, ce qui signifie qu’ils puisaient dans leurs réserves d’eau souterraine fossile non renouvelable ou qu’ils recouraient, comme certains pays de la péninsule Arabique, à des sources d’eau non conventionnelles (eaux dessalées, eaux usées, etc.).

L’une des cibles que la communauté internationale s’est données en 2000 était de réduire de moitié en quinze ans le pourcentage de la population privé d’approvisionnement en eau potable et de «services d’assainissement de base», autrement dit de toilettes. Le premier but a été atteint au plan mondial, avec un recul de 24 à 9%, mais pas le second, avec un repli de 46 à 32%. Un bilan qui s’avère nettement plus mauvais dans certaines régions, comme l’Afrique subsaharienne, qui restent très loin du compte.

Une tension apparaît par ailleurs au sein même du dispositif imaginé par l’ONU. Des objectifs comme le recul de l’extrême pauvreté et la baisse de la mortalité infantile ont été atteints ou approchés en raison de la forte croissance économique à l’œuvre dans les pays en transition. Or, cette même croissance est responsable d’une partie non négligeable des émissions de gaz à effet de serre et de la déforestation.

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