Les Etats-Unis s'attendent à deux semaines «très douloureuses» qui pourraient les voir enregistrer encore plus de décès journaliers que les sombres records atteints mardi par plusieurs pays européens. Avec 865 nouveaux décès au cours des dernières 24 heures, le bilan de la première puissance mondiale atteint désormais 3 873 morts pour plus de 188 000 cas officiellement déclarés.

Avec cette nette accélération, le bilan quotidien se rapproche désormais de ceux de l'Italie et de l'Espagne, alors que le pic de l'épidémie de Covid-19, qui se profile dans ces pays du Vieux continent, est encore loin côté américain.

Lire encore: Donald Trump prédit un pic des décès aux Etats-Unis mi-avril

«Je veux que chaque Américain soit prêt pour les jours difficiles qui nous attendent», a lancé Donald Trump mardi d'un ton grave, «ce seront deux semaines très très douloureuses».

Des hôpitaux provisoires érigés à New York

La Maison-Blanche a présenté ses projections: selon elle, la maladie devrait faire entre 100 000 et 240 000 morts aux Etats-Unis avec les restrictions actuelles, contre 1,5 à 2,2 millions sans aucune mesure. Sur la base de ces projections, les experts de la cellule de crise américaine ont plaidé pour la poursuite des mesures de confinement partiel ou total pour 30 jours, comme annoncé dimanche par Donald Trump, assurant qu’elles avaient un effet positif. Près des trois-quarts des Américains vivent désormais confinés, d'une manière plus ou moins stricte.

La ville de New York a engagé une course contre la montre pour augmenter sa capacité hospitalière avant le pic de l'épidémie, attendu d'ici «sept à 21 jours», selon le gouverneur Andrew Cuomo. A Manhattan, des hôpitaux provisoires ont été érigés dans un centre de conférences et sous des tentes dans Central Park. Le centre sportif de Flushing Meadows suivra bientôt. «C'est comme une zone de guerre», a estimé Donald Trump.

Lire aussi: New York, presque coupé du monde

Trump envisage d'interdire les voyages en provenance du Brésil

Le président américain a profité de sa conférence de presse pour dire qu'il réfléchit à interdire les voyages en provenance du Brésil afin de contenir la propagation du coronavirus.

Jair Bolsonaro est l'un des rares dirigeants mondiaux à minimiser la gravité de la pandémie de coronavirus, une maladie qu'il a comparée à une «petite grippe». Le président brésilien d'extrême droite est hostile aux mesures de confinement prises ailleurs dans le monde, bien que l'épidémie ait fait plus de 150 morts dans son pays.

Lire encore: Jair Bolsonaro, la politique du déni