Ethique

Une affaire Vincent Lambert serait-elle possible en Suisse?

Le principe côté helvétique est de reconstituer la volonté présumée du patient

Les parents contre l'épouse: la situation a fait frémir la France pendant plus de dix ans. Et bien sûr, sur le fond tout le monde s'est posé la question: que ferais-je si c'était mon fils qui se retrouvait en état de coma irréversible? Ou ma compagne? Confiance dans les médecins, culture familiale, religion: toutes ces valeurs interviennent dans le positionnement individuel face à des situations présentées par le corps médical comme des situations de fin de vie.

Au strict niveau des textes, l'article 377-381 du Code civil suisse prévoit une «hiérarchie» des personnes qui peuvent consentir ou non aux soins proposés par le corps médical, au nom d'une personne qui n'est plus en état de le faire. Le représentant thérapeutique est dans l'ordre: la personne désignée dans d'éventuelles  directives anticipées; l'éventuel curateur qui a pour tâche de représenter le patient dans le domaine médical; le conjoint (marié ou non), s'il vit avec le patient ou lui apporte une aide régulière; les enfants; les parents; puis la fratrie, toujours s'ils lui apportent une aide régulière.