Trois personnes ont été tuées, dont une au moins égorgée, et plusieurs autres ont été blessées jeudi dans le centre de Nice lors d’une attaque au couteau dont l’auteur a été interpellé, a-t-on appris de sources gouvernementales et policières. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour «assassinat» et «tentative d’assassinat».

Cet attentat intervient moins de deux semaines après la décapitation d’un enseignant de collège, Samuel Paty, par un assaillant islamiste qui lui reprochait d’avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet.

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Le président français Emmanuel Macron devait se rendre à Nice en fin de matinée. L’Union européenne a affiché jeudi sa «solidarité» avec la France et appelé à l’union contre «ceux qui répandent la haine».

Trois personnes ont été tuées, dont au moins une égorgée, et plusieurs blessées, dans la basilique Notre-Dame, en plein centre-ville, selon un bilan de source policière. L’agresseur, qui aurait une trentaine d’années, a été blessé lors de l’intervention de la police et transporté à l’hôpital. Selon le maire de Nice Christian Estrosi, il «n’a cessé de répéter en boucle devant nous «Allah Akbar» alors qu’il était médicalisé sur place».

Les faits se sont déroulés à proximité d’une des artères les plus animées de la ville où de nombreux passants étaient venus faire de dernières courses avant le confinement.

Le sacristain parmi les victimes

Aucun office n’était célébré au moment de l’attaque mais les portes de cette grande église située sur une artère très passante, ouvrent généralement vers 8h. «A toute heure des personnes entrent et prient», a indiqué à l’AFP le chanoine Philippe Asso.

Il a confirmé que parmi les victimes, figure le sacristain de la basilique, un laïc âgé d’environ 45 ans.

De nombreux policiers et pompiers se sont déployés très vite dans la zone, a constaté un correspondant de l’AFP présent juste à l’extérieur du périmètre de sécurité, à quelques dizaines de mètres de l’église. Il a pu voir les pompiers emporter un corps sur un brancard dans une ambulance.

«La situation est sous contrôle il ne faut pas paniquer», a indiqué la police sur place. «Les détonations que vous entendez sont provoquées par le Raid, des services de déminage», a ajouté Florence Gavello, porte-parole de la police.

Les trois morts de l’attaque dans la basilique portent à 262 le nombre de victimes d’attentats en France depuis 2015.