La chambre basse du Congrès américain a approuvé, mercredi, la création d'une commission spéciale sur l'assaut meurtrier du Capitole mené par des partisans de Donald Trump.

La création de la commission spéciale a été ensuite approuvée par 222 voix -les 220 démocrates de la Chambre et deux républicains- contre 190 voix contre, toutes républicaines. Pour la majorité des républicains, elle ne pourra pas être impartiale. Seuls deux d'entre eux, très critiques de Donald Trump, ont voté en sa faveur: Liz Cheney et Adam Kinzinger.

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«Il est évident que le 6 janvier ne fut pas simplement une attaque contre un bâtiment», le Capitole où siège le Congrès à Washington, «mais une attaque contre notre démocratie», a écrit la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

L'objectif de centraliser les multiples enquêtes parlementaires

Fin mai, les chefs républicains s'étaient opposés à la création d'une commission indépendante, avec cinq experts extérieurs au Congrès choisis par les démocrates et cinq autres choisis par les républicains, sur le modèle exact de celle créée après le 11-Septembre. Ils estimaient que les investigations parlementaires déjà en cours et le travail de la police suffisaient.

Les démocrates ont donc opté pour cette commission qui sera composée d'élus et censée centraliser les multiples enquêtes parlementaires déjà lancées. Doté du pouvoir d'assigner des témoins ou d'exiger des documents, la commission spéciale n'a pas de date butoir pour rendre ses conclusions.

Composée de treize membres nommés par la cheffe démocrate, dont cinq «après consultations» avec le chef de la minorité républicaine, elle sera chargée «d'enquêter et de rapporter les faits, les circonstances et les causes liés à l'attaque de terrorisme intérieur du 6 janvier 2021», précise le texte de loi.

Au moins 500 personnes impliquées

Nancy Pelosi a promis que cette commission «découvrira la vérité» sur l'attaque perpétrée par des manifestants pro-Trump lorsque les parlementaires étaient réunis pour certifier la victoire de Joe Biden lors de la présidentielle de novembre 2020.

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Depuis janvier, au moins 500 personnes impliquées dans l'attaque ont été retrouvées puis inculpées pour des chefs plus ou moins lourds.

Accusé d'«incitation à l'insurrection» par les démocrates dans une procédure de destitution, Donald Trump avait été acquitté en février par le Sénat, alors dirigé par les républicains.

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