Il y a eu la Commission «politique» de Jean-Claude Juncker; il y a désormais la Commission «géopolitique» d’Ursula von der Leyen comme la nouvelle présidente allemande de l’institution, confirmée hier à Strasbourg, se plaît à le dire et l’a encore répété mercredi. Un pur slogan? Une critique voilée de la Commission du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker qui, trop concentrée sur la gestion des crises internes, en aurait oublié le reste du monde?

Pour Ursula von der Leyen, cette notion semble en tout cas couvrir un ensemble bien plus vaste que la seule défense commune européenne ou la politique étrangère. Elle a ainsi identifié quelques chantiers comme éminemment géopolitiques, à commencer par le climat et le fameux Green Deal.