Le président Joe Biden a envoyé mercredi à Taïwan une délégation non officielle d’anciens hauts responsables américains. Elle va apporter le soutien des Etats-Unis à l’île qui fait face à des actions de plus en plus agressives de la part de Pékin.

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L’ancien sénateur Christopher Dodd et les anciens secrétaires d’Etat adjoints Richard Armitage et James Steinberg ont atterri mercredi après-midi à l’aéroport de Taipei, selon des images retransmises en direct par les télévisions. Ils doivent s’entretenir jeudi avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen.

«Une fois de plus, cette visite est la preuve des liens solides entre Taïwan et les Etats-Unis», a déclaré Xavier Chang, porte-parole du bureau de la présidence. «Cette relation est aussi solide qu’un roc», a-t-il affirmé.

Une province «rebelle»

Taïwan, qui compte 23 millions d’habitants, est considérée par la Chine comme une province rebelle appelée à rentrer un jour dans son giron, par la force si nécessaire. Pékin exerce une pression économique, diplomatique et militaire croissante sur les autorités taïwanaises pour tenter de maintenir l’île isolée sur la scène mondiale et s’irrite à chaque fois que des pays envoient des délégations ou maintiennent des contacts avec Taipei.

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L’an passé, les avions militaires chinois ont fait un nombre record d’incursions dans la zone de défense de Taïwan. Lundi, un nombre sans précédent d’avions militaires chinois, 25 au total, ont pénétré dans la zone d’identification de défense aérienne de Taïwan.

Soutien militaire américain

Washington, qui reconnaît diplomatiquement Pékin depuis 1979, a maintenu des relations avec Taipei et reste son plus important soutien militaire. Une loi américaine oblige ainsi les Etats-Unis à aider l’île à se défendre en cas de conflit. Cette visite d’une délégation américaine intervient à l’occasion du 42e anniversaire de cette loi que Joe Biden avait signée lorsqu’il était un jeune sénateur.

Par ailleurs, vendredi, le département d’Etat américain a publié de nouvelles directives permettant à des représentants américains de rencontrer plus facilement leurs homologues taïwanais.

Sous la présidence de Donald Trump, Washington a multiplié les contacts et les visites de hauts représentants à Taïwan alors que les relations avec Pékin étaient au plus bas. Depuis son arrivée au pouvoir, Joe Biden a maintenu une ligne dure avec Pékin notamment en matière de droits de l’Homme et au sujet de sa politique menaçante envers Taïwan.