L’an dernier, les participants de la Conférence sur la sécurité de Munich s’étaient quittés sur un amer constat: l’Europe et les Etats-Unis, qui semblaient jusqu’alors former une grande famille au sein de l’OTAN, étaient en train de prendre des chemins divergents. Un schisme se dessinait au sein du camp occidental. Il était illustré par la confrontation par tribune interposée entre la chancelière Angela Merkel, encore puissante, et le vice-président des Etats-Unis Mike Pence, la caution évangéliste de Trump. Le repli de l’Amérique s’opposait aux aspirations d’ouverture de l’Union européenne.

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