L'armée américaine a mené, jeudi, un raid aérien contre des responsables d'Al-Qaïda près d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), l'opération a fait 14 morts, dont cinq djihadistes étrangers et six commandants.

«L'élimination de ces dirigeants d'Al-Qaïda en Syrie va réduire la capacité de l'organisation terroriste à planifier et à mener des attentats menaçant les citoyens américains, nos partenaires et les civils innocents», a indiqué la porte-parole du commandement central de l'armée américaine (CENTCOM). Elle n'a pas précisé le nombre de morts.

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Selon l'OSDH, une ONG proche des rebelles et basée en Grande-Bretagne, la frappe de drone a visé un rassemblement de djihadistes dans le village de Jakara, dans la province d'Idlib. Cette région est le dernier bastion hostile au régime du président syrien Bachar el-Assad. Elle abrite des groupes de djihadistes et de rebelles, menés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, qui domine les zones insurgées.

La majorité du territoire contrôlée par le régime Assad

Selon l'OSDH, cinq ressortissants étrangers figuraient parmi les djihadistes tués jeudi, mais leur nationalité n'est pas établie. Parmi les six commandants tués dans la frappe jeudi, deux appartenaient au HTS. Ebaa, l'organe de propagande du HTS, a indiqué de son côté qu'un bombardement avait visé «une tente appartenant à l'un des dignitaires» à Jakara, faisant plusieurs morts.

La région d'Idlib accueille des milliers d'étrangers, notamment des Français, des Britanniques, des Tchétchènes, qui s'y sont installés au fil des ans, selon l'OSDH.

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Après une série de victoires grâce à l'aide militaire de son allié russe, le régime Assad a repris le contrôle d'environ 70% du territoire syrien. La guerre a fait plus de 380 000 morts et a poussé à la fuite des millions de personnes.