Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Le journal partage cet immeuble avec d’autres entreprises. Il a été rapidement évacué et les locaux entièrement fouillés par la police. Alex Wroblewski/Getty Images/AFP
© ALEX WROBLEWSKI

États-Unis

Une fusillade dans un journal près de Washington fait cinq morts

Un individu a ouvert le feu dans la salle de rédaction du «Capital», quotidien d’Annapolis. Le média avait déjà reçu des menaces sur les réseaux sociaux

La fusillade qui a fait cinq morts jeudi dans un journal d’Annapolis, dans le Maryland (est des Etats-Unis), est une «attaque ciblée», a déclaré Bill Krampf, un responsable de la police locale. Le Capital, un quotidien local, avait reçu des menaces sur les réseaux sociaux, a aussi indiqué devant la presse le policier.

«Je ne peux pas vous confirmer si [l’auteur présumé] connaissait ou non des employés ou s’il a simplement ciblé l’entreprise en général», a ajouté Bill Krampf, précisant qu’il ne pouvait, pour l’instant, donner son identité. Les enquêteurs s’intéressent à des liens passés entre l’auteur présumé et le quotidien.

«Nous savons qu’il y avait des menaces envoyées au Capital sur les réseaux sociaux. Nous essayons de vérifier quel compte c’était et qui les a envoyées», a dit le policier. Quatre des victimes sont mortes sur le coup, la cinquième est décédée à l’hôpital. L’attaque a également fait deux blessés légers.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a dénoncé sur Twitter une «violente attaque contre des journalistes innocents faisant leur travail [qui] est une attaque contre tous les Américains». Le président Donald Trump, qui critique régulièrement les médias, a adressé ses «pensées et [ses] prières» aux victimes et à leurs familles dans un message sur Twitter.

Un suspect peu coopératif

L’individu armé d’un fusil a ouvert le feu dans la salle de rédaction du Capital, quotidien d’Annapolis, à 14 h 40 locales (20 h 40 en Suisse), selon le Baltimore Sun, propriétaire du journal depuis 2014. Il s’est ensuite caché sous un bureau avant de se rendre aux forces de police, selon Steve Schuh, responsable local du comté d’Anne Arundel où est situé Annapolis.

«Il n’y a rien de plus terrifiant que d’entendre plusieurs personnes se faire tirer dessus alors que vous êtes caché sous votre bureau et que vous entendez le tireur recharger son arme», a tweeté Phil Davis, journaliste qui a raconté la fusillade dans une série de messages.

Le suspect est un «adulte blanc» qui approche la quarantaine, selon la police. Il était interrogé jeudi soir par les enquêteurs. «Il n’est pas particulièrement coopératif», a commenté sur CNN Steve Schuh.

Le Capital, qui fait partie du groupe Capital Gazette, est un petit journal fondé en 1727. Il emploie six reporters, deux photographes et 5 secrétaires de rédaction. Ses locaux sont protégés par une porte fermée en permanence, a dit à l’AFP un de ses journalistes.

«Je suis OK physiquement mais mentalement c’est le foutoir», a écrit sur Twitter le photographe Paul W. Gillespie. «Nous avons perdu des gens vraiment bien aujourd’hui. Je suis sous le choc en essayant de surmonter cet horrible drame», a-t-il ajouté.

Malgré la tragédie, les journalistes ont assuré que le quotidien sortirait vendredi. «Je peux vous le dire: on sort une édition demain», a tweeté Chase Cook.

Une «nouvelle tragédie pour le journalisme»

Les fusillades endeuillent régulièrement les Etats-Unis. Ces derniers mois, ce sont surtout dans des établissements scolaires, en Floride ou plus récemment au Texas, que des tireurs ont fait parler les armes.

Il est extrêmement rare que des rédactions de journaux soient visées aux Etats-Unis. A New York, un porte-parole de la police a annoncé que des agents avaient été déployés par précaution dans les principaux médias de la ville.

Lire aussi: L’homme qui a tué deux journalistes en direct a succombé à ses blessures

En 2015 cependant, un homme avait tué Alison Parker, journaliste d’une chaîne locale de l’Etat de Virginie de 24 ans, et son caméraman Adam Ward lors d’une émission en direct. L’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF) s’est dite «profondément choquée» par cette «nouvelle tragédie pour le journalisme».

Publicité
Publicité

La dernière vidéo monde

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

Cela faisait 5 ans que le pays adepte des grandes démonstrations de force n'avait plus organisé ses «jeux de masse», où gymnastes et militaires se succèdent pour créer des tableaux vivants devant plus de 150 000 spectacteurs. Pourquoi ce retour?

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

n/a