Un élève a abattu dix personnes et en a blessé dix autres, vendredi matin, dans son lycée de Santa Fe au sud-est de Houston (Texas), tandis que des engins explosifs ont été découverts par la police dans l’établissement et à proximité.

«Il y a plusieurs morts confirmés. Le nombre varie mais ce pourrait être entre huit et dix morts», a indiqué lors d’une brève conférence de presse Ed Gonzalez, shérif du comté de Harris qui a envoyé des renforts au comté de Galveston où se trouve la petite ville de Santa Fe. «On me dit que la plupart d’entre eux sont probablement des élèves», a affirmé le shérif, précisant que des membres du personnel en faisaient également partie.

Le tireur arrêté

Selon le shérif, le tireur – qui n’a pas été identifié mais a été arrêté – est un élève de cet établissement et la police a interpellé une seconde personne qui était interrogée. D’après plusieurs médias, le tireur a 17 ans.

Cette tuerie intervient trois mois après celle de Parkland, en Floride, où un élève avait abattu 17 personnes dans son ancien lycée, déclenchant une mobilisation nationale. Plus d’un million de personnes, en majorité des jeunes, ont manifesté fin mars à travers le pays, sans que les responsables politiques ne prennent de dispositions légales significatives.

Engins explosifs trouvés dans et à proximité du lycée

Le district scolaire de Santa Fe a indiqué sur Twitter que des engins explosifs avaient été trouvés dans le lycée et à proximité, invitant la population à signaler aux autorités tout paquet suspect.

La présence d’explosifs sur la scène du carnage «est toujours quelque chose que l’on prend en considération dans ce genre de situation», avait relevé le shérif devant la presse. «Notre équipe d’artificiers et d’autres sont en train d’inspecter» la zone, avait-il dit. Le campus de cet établissement scolaire comprend, comme la plupart des lycées américains, un grand parking bordant des bâtiments et un terrain de baseball et de football américain.

Quelques minutes avant le point de presse, le président américain Donald Trump avait tweeté: «Fusillade dans une école au Texas. Les premières informations montrent qu’on peut s’attendre à de mauvaises nouvelles». En préalable d’un discours sur la réforme pénitentiaire à la Maison Blanche, il a ensuite dénoncé «une attaque horrible». «Cela dure depuis trop longtemps dans notre pays» a-t-il affirmé, assurant que son administration était déterminée à faire «tout ce qui est en son pouvoir» pour protéger les élèves et s’assurer que «ceux qui représentent une menace pour eux-mêmes et pour les autres» ne puissent détenir d’armes.

Un policier blessé

Le gouverneur du Texas Greg Abbott a annoncé sur Twitter en milieu de journée que le drapeau texan serait mis en berne à travers l’Etat du sud des Etats-Unis, en hommage aux victimes de la fusillade. L’hôpital universitaire du Texas (UMTB) a indiqué avoir reçu trois patients – deux adultes (un homme blessé à un bras et une femme blessée à une jambe) et un jeune de 16 ans blessé à une jambe – à la suite de la fusillade. Ed Gonzalez a précisé sur Twitter qu’un policier avait été blessé, mais l’ampleur des blessures n’était pas connue à ce stade.

«Quelqu’un est entré avec un fusil et a commencé à tirer, et cette fille a été blessée à la jambe», a déclaré un témoin seulement identifié avec le prénom Nikki, à la chaîne locale KTRK. Cette source a précisé que des élèves avaient pris la fuite. Richard Allen, un parent d’élève, a raconté à cette chaîne être arrivé sur place peu après le début de la fusillade et avoir vu plusieurs personnes être emmenées en ambulance. «Mon fils a dit que quelqu’un était entré dans la salle des cours d’arts et a commencé à tirer sur beaucoup d’élèves», a-t-il dit.

Les images de télévision montraient des élèves en file indienne, certains en train d’être évacués vers un site à l’écart, où leurs parents pouvaient venir les récupérer. C’est la dernière fusillade en date dans un établissement scolaire des Etats-Unis, où le débat sur les armes à feu fait rage.