Farouchement soutenue par Donald Trump, Elise Stefanik, une parlementaire élue depuis à peine six ans, est entrée vendredi dans la hiérarchie républicaine au Congrès américain pour remplacer Liz Cheney. Cette dernière a été évincée après ses vives critiques de l’ex-président.

«Les républicains de la Chambre sont unis et le mouvement pour Rendre à l’Amérique sa Grandeur est fort», s’est réjoui le milliardaire dans un communiqué, en reprenant son célèbre slogan.

Dans son discours de remerciements après un vote à huis clos des républicains à la Chambre des représentants, Elise Stefanik a souligné que Donald Trump jouait un «rôle crucial» dans le parti.

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Après une semaine tumultueuse chez les républicains du Congrès, qui avait culminé avec l’éviction mercredi de Liz Cheney du poste de numéro trois du parti à la Chambre, l’élue new-yorkaise s’est présentée en rassembleuse.

Poste crucial

Son nouveau rôle de «conference chair» consiste à porter le message du parti aussi bien en interne qu’auprès des électeurs, un poste d’autant plus crucial que les élections parlementaires de novembre 2022 approchent.

«Les Américains savent que les enjeux sont extraordinairement importants», a-t-elle déclaré, en soulignant que l’objectif principal du parti était de regagner la majorité à la Chambre lors de ces «midterms».

«Nous allons nous battre chaque jour contre le programme radical, destructeur, d’extrême gauche» du président démocrate Joe Biden et de la présidente de la Chambre Nancy Pelosi, «qui détruit l’Amérique», a-t-elle lancé.

Divisions

L’élue de New York a souligné que Liz Cheney avait encore sa place au sein du parti: «Nous sommes unis et travaillons avec le président Trump».

Mais les divisions au sein du parti restent profondes entre le petit groupe d’anti-Trump et les parlementaires qui le soutiennent ou restent silencieux.

Fille de l’ancien vice-président Dick Cheney, l’élue du Wyoming figurait parmi les dix républicains de la Chambre à avoir voté pour la mise en accusation de Donald Trump pour «incitation à l’insurrection» lors de l’attaque du Capitole le 6 janvier.

L’ex-président américain avait ensuite été acquitté par le Sénat.