accusation

Une journaliste affirme avoir été violée par Donald Trump dans les années 1990

Une ancienne éditorialiste d'«Elle» USA, qui sort un livre ces jours, accuse le président de l’avoir agressée dans une cabine d’essayage. C’est la 16e femme à porter de telles accusations

Accusé par une éditorialiste de l’avoir violée, Donald Trump s’est défendu lundi dans un entretien au site politique américain The Hill. «Je vais le dire avec grand respect. Premièrement, ce n’est pas mon genre de femme. Deuxièmement, ce n’est jamais arrivé. Ce n’est jamais arrivé, OK?» a-t-il déclaré.

Aujourd’hui âgée de 75 ans, E. Jean Carroll, éditorialiste renommée de la version américaine du magazine Elle, a affirmé, dans un entretien publié la semaine dernière au magazine New York, avoir été violée par le magnat de l’immobilier en 1995 ou 1996 dans une cabine d’essayage d’un magasin de luxe new-yorkais. «Un mensonge complet, a insisté Donald Trump. Je ne sais rien de cette femme. C’est une chose terrible que des gens puissent proférer de telles accusations.»

Une éditorialiste renommée de la version américaine du magazine Elle affirme, dans un entretien au magazine New York publié vendredi, avoir été violée par Donald Trump en 1995 ou 1996 dans un magasin de luxe new-yorkais, ce que celui-ci dément formellement.

«Je n’ai jamais rencontré cette personne de ma vie», a réagi le président américain dans une déclaration écrite. L’une des photos illustrant l’article du magazine New York le montre pourtant en train de plaisanter avec E. Jean Carroll et son mari.

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16e accusatrice

C’est au moins la 16e femme qui accuse Donald Trump de l’avoir agressée sexuellement avant son élection à la présidence. Donald Trump a toujours nié ces accusations.

Aujourd’hui âgée de 75 ans, E. Jean Carroll raconte avoir croisé par hasard l’ancien promoteur immobilier, qu’elle connaissait, à l’entrée de Bergdorf Goodman, situé dans le quartier huppé de l’Upper East Side, à Manhattan.

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Pour faire un cadeau

Donald Trump lui aurait d’abord demandé de l’aider à chercher un cadeau pour une femme, ce qu’elle aurait accepté, avant de lui révéler qu’il s’agissait d’elle. Le futur président des Etats-Unis lui aurait ensuite demandé d’essayer de la lingerie et se serait dirigé avec elle vers les cabines d’essayage, ce que l’éditorialiste aurait pris, selon elle, pour une blague.

Il se serait alors enfermé avec elle dans une cabine, avant de l’embrasser de force puis de la violer. Après s’être débattue, en vain, durant plusieurs secondes, E. Jean Carroll aurait fini par se défaire de son agresseur et s’enfuir.

Elle explique ne pas avoir porté plainte à l’époque par peur de subir des représailles ou d’être «traînée dans la boue», mais en avoir parlé à deux amies journalistes, qui ont toutes deux confirmé à New York avoir entendu la même version de l’histoire racontée par la victime présumée.

Elle publie un livre

Outre l’interview, l’éditorialiste livre son témoignage dans un ouvrage autobiographique, What Do We Need Men For? A Modest Proposal («Pourquoi avons-nous besoin des hommes? Une proposition modeste»), dans lequel elle évoque d’autres agressions dont elle dit avoir été victime de la part d’autres hommes.

«Elle essaie de vendre un nouveau livre. Cela devrait vous faire comprendre quelles sont ses motivations, a affirmé Donald Trump. Cela devrait être vendu au rayon fiction.»

Le président s’en est aussi pris au magazine New York, un titre «qui se meurt» et essaie «de se relever en publiant de fausses informations [fake news]», et s’est interrogé sur d’éventuels liens entre son accusatrice et ses adversaires démocrates.

Les propos de 2005

Dans l’article, E. Jean Carroll rappelle que 15 autres femmes ont déjà accusé publiquement Donald Trump de les avoir agressées sexuellement, ce que l’intéressé a réfuté.

Début octobre 2016, à quelques jours de l’élection présidentielle, le Washington Post a publié une vidéo de 2005 dans laquelle on entendait Donald Trump tenir des propos dégradants envers les femmes.

Parlant à un animateur après une émission, alors que les micros étaient encore ouverts, M. Trump y explique, au sujet des femmes: «Quand t’es une star, elles te laissent faire. Tu peux tout faire. Les choper par la chatte.»

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