L’île oubliée (3/5)

Une oasis rose au milieu de la pénombre portoricaine

A Adjuntas, l’association Casa Pueblo, reine de l’autogestion communautaire, mise depuis des années sur les énergies renouvelables. Avec le passage de l’ouragan «Maria», elle a pu sauver des vies grâce au solaire

Cette semaine, «Le Temps» emmène ses lecteurs à Porto Rico, l'île (dés)enchantée. Pour explorer ses liens complexes avec les Etats-Unis et la crise d'identité de ses habitants. Le tout dans une ambiance très caribéenne.

Episodes précédents:

Pour rejoindre Adjuntas, petite municipalité perchée dans la montagne, il faut emprunter des routes sinueuses depuis la ville côtière de Ponce, braver les nids-de-poule et rouler à travers une végétation faite de bananiers et de fougères géantes. Une petite maison rose pâle de style colonial: c’est ce que nous sommes venus chercher. Impossible de passer à côté: dans la région, Casa Pueblo est connue comme le loup blanc. L’association avait déjà un nom. Elle s’est révélée indispensable lorsque l’ouragan Maria a dévasté l’île en automne 2017, entraînant dans son sillage des polémiques à tiroirs.

Brancher des appareils respiratoires

Casa Pueblo a été fondée par l’ingénieur civil Alexis Massol González et sa compagne, Tinti Deyá Diaz, en 1980. A l’origine, un combat: ces activistes entourés de fidèles comparses ont mis leur énergie en commun pour empêcher qu’un immense projet de mine à ciel ouvert voie le jour dans la région, après la découverte de riches gisements de cuivre, d’or et d’autres minéraux dans les années 1960. Avec succès.