Le sommet de la Ligue arabe, qui a lieu ce week-end en Libye, s’annonce comme un «semi-non-événement», selon François Burgat, directeur de l’Institut français du Proche-Orient, à Damas. Pour le spécialiste, la Ligue, créée en 1945 avec pour ambition de promouvoir l’intérêt commun de la région, est «ronronnante, discréditée auprès des populations et sans vraiment de prise sur la politique internationale». Ses 22 Etats membres n’ont guère de préoccupations communes et sont divisés jusque sur la question palestinienne. Le projet de nouvelles colonies juives à Jérusalem-Est n’en figurera pas moins en tête de l’agenda du sommet, à côté des dossiers irakien ou soudanais.