Justice 

Une plainte contre Tariq Ramadan déposée aux Etats-Unis

Le quotidien français «Libération» affirme qu’une Américaine musulmane âgée d’une trentaine d’années, domiciliée au Koweït, a porté plainte contre l’islamologue suisse le 19 février dernier à Washington pour agression sexuelle

D’après les informations du quotidien français Libération, une plainte pour agression sexuelle aurait été déposée aux Etats-Unis le 19 février dernier contre l’islamologue Tariq Ramadan. La plaignante, une Américaine âgée d’une trentaine d’années et actuellement domiciliée au Koweït, aurait selon ces documents porté plainte pour des faits remontant à la nuit du 30 au 31 août 2013. A cette date, le théologien se trouvait à Washington à l’occasion du 50e congrès de la Société islamique d’Amérique du Nord.

Le rapport de police américain garantit l’anonymat de la plaignante et de l’accusé, souligne Libération, mais une source policière à Washington a confirmé qu’il s’agissait de Tariq Ramadan. «La plaignante accuse le théologien suisse d’avoir «placé son pénis dévêtu contre sa poitrine» et de l’avoir «touchée au niveau du décolleté», le tout «contre sa volonté», peut-on lire sur le site du quotidien.

Lire aussi: Le piège français se referme sur Tariq Ramadan

Troisième plainte en France

A Paris, mercredi, une troisième femme a porté plainte pour viols contre l’islamologue. La Française, âgée d’une quarantaine d’années, affirme avoir été sous l’emprise du théologien et avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014 en France, à Bruxelles et à Londres.

Tariq Ramadan a été inculpé le 2 février pour viols, dont l’un sur personne vulnérable, après les précédentes plaintes de deux femmes fin octobre qui ont débouché sur une enquête confiée à trois juges d’instruction. Le théologien controversé, qui conteste ces accusations, a été écroué en banlieue parisienne. La justice affirme en effet craindre une possible fuite, des pressions sur les plaignantes ou une réitération des faits.

Pour contester cette détention, il avait invoqué son état de santé, qui a été confirmé par la cour d’appel de Paris fin février sur la base d’une première expertise médicale. Cette dernière avait remis en question les deux maladies, une sclérose en plaques et une neuropathie dont le théologien dit souffrir, jugeant leur diagnostic «incertain».

Une expertise médicale complète a été ordonnée par les juges et doit être rendue d’ici à la fin mars.

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