Syrie

Une reprise du dialogue demandée en Syrie

Les déclarations de l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, suivent l'annonce surprise de la Russie qui a annoncé l'arrêt des raids aériens et des tirs d'artillerie sur les quartiers rebelles d'Alep

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a demandé la reprise du dialogue pour mettre un terme à la guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts en près de six ans. Le dernier round de pourparlers s'était achevé en avril sans aucun progrès.

Il est «temps désormais de contempler sérieusement la possibilité d'une relance des discussions politiques», a-t-il dit jeudi aux journalistes après une réunion à huis clos du Conseil de sécurité.

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L'ambassadeur de la Russie auprès des Nations unies, Vitali Tchourkine, a pour sa part dit espérer que les pourparlers puissent reprendre avant le départ de l'actuel secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le 31 décembre.

«Le temps est compté. Il serait important de relancer les pourparlers avant que le mandat de Ban KI-moon ne s'achève, dans seulement 20 jours», a dit l'ambassadeur russe aux journalistes.

Staffan de Mistura a annoncé que des rencontres auraient lieu à New York et à Washington lundi et mardi. Il n'a pas précisé avec qui il comptait s'entretenir. «L'idée est de rencontrer certaines personnes dans l'entourage de l'équipe du président Trump», a-t-il dit pendant que le Conseil de sécurité se réunissait à huis clos. Il n'a pas voulu préciser les points qu'il pensait aborder avec eux, se contentant d'expliquer qu'il avait «une certaine idée» de comment le prochain cabinet Trump «pourrait aider à combattre le terrorisme d'une façon très efficace».

Les derniers pourparlers sans effet

Ces déclarations suivent l'annonce surprise jeudi par la Russie, alliée clé du régime syrien de Bachar al-Assad, d'un arrêt des raids aériens et des tirs d'artillerie de l'armée syrienne sur les quartiers rebelles d'Alep, une mesure censée assurer l'évacuation de milliers de civils pris au piège des violences.

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Le dernier round de pourparlers indirects s'était achevé en avril sans aucun progrès, notamment sur la question-clé d'un futur gouvernement syrien et du sort réservé à Bachar al-Assad.

«Les victoires militaires ne sont pas une victoire pour la paix, car la paix doit être gagnée séparément», a encore déclaré Staffan de Mistura. Il a ajouté que le dialogue ne pourrait reprendre qu'à condition que Damas soit prêt à «discuter en détails» des termes d'un accord et si l'opposition ne «refuse pas de venir».

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