Nucléaire

Une réunion à l’ONU exigée après le tir d’un missile par Pyongyang

Ce lancement de missile balistique est perçu comme un défi pour Donald Trump alors que Washington, Tokyo et Séoul ont réclamé une réunion urgente du Conseil de sécurité

Les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud ont demandé dimanche une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur le tir d’essai le même jour d’un missile balistique par la Corée du Nord, a rapporté un porte-parole de la mission américaine à l’ONU. Les consultations devraient se tenir lundi après-midi.

L’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a qualifié lundi de «succès» ce tir d’essai d'«un missile sol-sol de moyenne à longue portée Pukguksong-2». Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un «a exprimé sa grande satisfaction à posséder un autre puissant moyen d’attaque nucléaire qui renforce la formidable puissance du pays», selon l’agence de presse officielle KCNA.

L’engin a été tiré dimanche d’une base aérienne dans l’ouest de la Corée du Nord, et a parcouru environ 500 kilomètres avant de tomber en mer du Japon (appelée mer Orientale par les Nord-Coréens), selon le ministère sud-coréen de la Défense.

Ce tir d’un missile balistique, le premier depuis l’élection américaine en novembre, est considéré comme l’expression d’une volonté de Pyongyang de tester les réactions du nouveau président Donald Trump et des pays de la région.

A la suite du tir, Donald Trump a réaffirmé le soutien «à 100%» des Etats-Unis au Japon, leur allié régional. Le premier ministre japonais Shinzo Abe, en visite officielle aux Etats-Unis et qui passait le week-end avec Donald Trump dans sa résidence en Floride, a qualifié le tir nord-coréen d'«intolérable».

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Les résolutions de l’ONU sans effet

Cet essai de missile balistique constitue une violation de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Pyongyang a procédé en 2016 à deux essais nucléaires et tiré une vingtaine de missiles balistiques dans le cadre de ses programmes visant à maîtriser la technologie qui mettrait le territoire des Etats-Unis à portée des missiles nucléaires dont il veut se doter.

En août, un missile balistique avait été tiré depuis un sous-marin en mer du Japon, et avait parcouru environ 500 kilomètres.

Plusieurs résolutions de l’ONU interdisent à la Corée du Nord toute activité nucléaire ou balistique, ce qui ne l’a pas empêchée d’effectuer quatre essais nucléaires, dont le dernier en janvier, et plusieurs tests balistiques.

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En novembre, l’ONU a encore resserré l’étau des sanctions internationales autour de la Corée du Nord à la suite de son dernier essai nucléaire, en plafonnant les exportations nord-coréennes de charbon vers la Chine. Il s’agissait de la sixième série de sanctions décrétées contre le régime communiste depuis 2006.

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