C’est le tour de parole du Comité international permanent de la conserve (CIPC). Cette vénérable association, créée à Paris dans les années 1930 afin de promouvoir l’industrie de la boîte de conserve, a un message important à faire passer au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Il s’agit d’un cri d’alarme sur la situation au Pakistan où «des millions de personnes sont victimes de formes modernes d’esclavage», notamment dans la fabrication de tapis. La jeune représentante des conserves, appelons-la Svetlana*, lit son texte à toute allure, pour s’en tenir aux deux minutes imparties. Qu’à cela ne tienne: au cours de la même session, d’autres jeunes délégués, au nom cette fois de l’Union européenne des relations publiques ou de l’Union pan-africaine pour la science et la technologie, viendront ensuite s’exprimer. Avec une seule et même cible en ligne de mire: le Pakistan.