Union européenne

Ursula von der Leyen, l’obstacle du Parlement

Bien considérée à l’Ouest comme à l’Est, l’Allemande deviendra la prochaine présidente de la Commission si les députés européens la confirment le 16 juillet. Une réputation contrastée et quelques ennuis judiciaires ne devraient pas suffire à lui barrer la route

Ursula von der Leyen, choisie pour occuper la tête de la Commission européenne, se sent chez elle à Bruxelles. C’est là, dans la commune d’Ixelles, qu’elle est née un jour d’octobre 1958. C’est encore là que son père, Ernst Albrecht, ancien ministre-président de Basse-Saxe, a un temps travaillé à la Commission européenne. Et c’est toujours là qu’elle a fréquenté une école européenne où elle a appris le français, devenant parfaitement bilingue.

«Un pur produit bruxellois», résumait mercredi à Strasbourg une source de sa famille politique, qui la voit très bien enfiler les habits du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Actuelle ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen est successivement passée par les ministères de la Famille en 2005 puis au Ministère du travail avant d’être placée en 2013 à la tête des armées. Elle a aussi un temps été pressentie comme une possible candidate à la présidence de son pays.