■ L’essentiel

L'Office fédéral de la santé publique a ouvert la voie ce mardi à la vaccination pour les enfants dès 5 ans. Les cantons mettront en œuvre la mesure dès que les produits seront disponibles.

Au Royaume-Uni, au moins une personne contaminée par le variant Omicron est décédée.

Retrouvez notre suivi de la journée de lundi.


■ A Genève, une école en quarantaine

A l’école primaire des Boudines à Meyrin, on a identifié «un cas hautement probable de variant Omicron», annonce le service du médecin cantonal de Genève. Celui-ci place l'ensemble des élèves et des adultes de l'école en quarantaine pendant dix jours, jusqu'au 23 décembre inclus.

Environ 300 élèves sont concernés par cette mesure, note le canton. «Toutes les personnes concernées ont déjà reçu en début de semaine une demande d'effectuer un test PCR dans le cadre de la flambée en cours. Les parents et la fratrie des élèves et des enseignants concernés doivent également faire un test de dépistage.»


■ En images: un début de campagne de vaccination pour les plus jeunes

Alors que l'OFSP annonce ouvrir la voie aux piqûres pour les 5-11 ans dès janvier (lire plus bas), sur l'île de Madère, au Portugal, on a commencé ces derniers jours. Des images de ce mardi.


■ Berne abrège la fin d'année scolaire

Les élèves de l'école obligatoire du canton de Berne commenceront leurs vacances d'hiver encore plus tôt que prévu, Covid-19 oblige. Ils les entameront à partir de vendredi, après les cours, au lieu de mardi prochain comme annoncé initialement le 10 décembre.

Libérer les élèves une semaine avant le début des fêtes de fin d’année permettra de rompre à moyen terme les chaînes de transmission en milieu scolaire

, estiment les autorités bernoises. Il restera en conséquence trois semaines avant la rentrée scolaire de janvier.

Peu avant ce mardi, le canton de Nidwald a annoncé qu'il allonge les vacances à début janvier, pour les mêmes raisons.


■ A Lausanne, le centre de test de Beaulieu rouvre

Pour répondre au pic épidémique, la filière cantonale de tests élargit son offre en rouvrant le centre de test de Beaulieu, dès jeudi 16 décembre. Il recevra les adultes et les enfants, sans rendez-vous, cinq jours par semaine, avec ou sans symptômes. En parallèle, de nombreuses pharmacies sont maintenant habilitées à tester les enfants en dessous de 12 ans.


■ Vaud va exiger le test de ses policiers

Le Conseil d'Etat vaudois annonce que désormais, le personnel de la police cantonale et du service pénitentiaire non vacciné et non guéri devra se soumettre à un test chaque semaine. «Les syndicats et représentants du personnel ont été consultés sur ces nouvelles mesures qui garantissent la confidentialité des données et ont donné leur accord» ajoute le gouvernement.


■ 80 soldats en renfort en Suisse romande

Raynald Droz, le chef d'état-major du commandement des Opérations, indique – toujours durant le point de presse des autorités fédérales, lire ci-dessous – que plus de 80 militaires seront engagés en appui des cantons du Jura, du Valais, de Fribourg et de Neuchâtel dès le début de la semaine prochaine.

Près de 300 militaires se sont portés volontaires auprès de l'armée, mais celle-ci dit manquer de personnel spécifiquement pour les soins. Pour l'heure, six soldats sont déployés dans le canton du Jura et trois en Valais.


■ «Les hospitalisations augmentent»

Virginie Masserey, responsable de la section Contrôle de l'infection et programme de vaccination, indique durant le point de presse de l'OFSP cet après-midi qu'«on observe un certain ralentissement des nouvelles infections, mais les hospitalisations augmentent et certains hôpitaux doivent refuser des soins, se trouvant dans une situation préoccupante. Le variant Omicron est encore très minoritaire en Suisse, mais il ne nous laisse pas souffler.»


■ La vaccination désormais recommandée pour les 5-11 ans

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) recommandent la vaccination avec deux doses pour les enfants âgés de 5 à 11 ans, indique mardi un communiqué. Ces vaccins seront disponibles en Suisse à partir de début janvier 2022. 

«Dès que le vaccin sera disponible, les parents, ou les personnes investies de l’autorité parentale, qui le souhaitent pourront faire vacciner leur enfant après une pesée des avantages et des risques sur le plan individuel», peut-on lire. La recommandation fait suite à l’autorisation, par Swissmedic, du vaccin à ARNm de Pfizer/BioNTech pour les enfants de 5 à 11 ans.

La recommandation de l’OFSP et de la CFV vaut en particulier pour les enfants qui sont «déjà fortement atteints dans leur santé en raison d’une maladie chronique». La priorité est également donnée aux enfants qui ont des contacts étroits avec des adultes vulnérables vivant dans le même foyer, «par exemple si ceux-ci ne peuvent pas se protéger par la vaccination en raison d’une immunodéficience», poursuit le communiqué.

Enfin, la vaccination est aussi particulièrement recommandée aux enfants de cette tranche d’âge qui sont guéris du Covid-19 et qui ont eux-mêmes des problèmes de santé ou des contacts étroits avec des personnes vulnérables atteintes d’immunodéficience ne pouvant pas se protéger par la vaccination. Pour ces enfants, une dose de vaccin est suffisante.

Actuellement, aucune vaccination n’est recommandée pour les autres enfants guéris du Covid-19.


■ Le Conseil d’Etat vaudois en faveur d’une généralisation de la 2G

Dans un communiqué, le gouvernement vaudois annonce son soutien à la première variante des mesures mises en consultation par le Conseil fédéral. Il est favorable à une généralisation de la règle des «2G» (accès aux seules personnes vaccinées et guéries), avec obligation de porter le masque et de consommer assis. Il est en revanche opposé à la règle des «2G +», qui impose en plus un test négatif quand le port du masque ou la consommation assise sont impossibles (par exemple dans certains lieux culturels, les discothèques, les bars et pour certaines activités sportives et de loisirs). Estimant qu’il serait peu judicieux d’imposer le test à des personnes vaccinées, il préfèrerait à la place exiger la dose de rappel dans ces situations.

Le Conseil d’Etat vaudois demande également «instamment» au Conseil fédéral de maintenir l’enseignement en présentiel dans les hautes écoles. Il est également favorable à l’obligaton de télétravail, mais demande que soit étudiée la possibilité de d’exempter les personnes vaccinées ou guéries de cette obligation, afin de «limiter l’impact économique et les conséquences psychologiques d’une telle mesure sur de nombreux salariés».


■ Les enseignants réclament l’implication de la Confédération pour coordonner les mesures

Dans un communiqué commun publié ce matin, les deux faîtières des enseignants, Lehrerinnen und Lehrer Schweiz (LCH) et le Syndicat des enseignants∙es romand∙es (SER), demandent une nouvelle fois que les mesures de protection et d’hygiène dans les écoles soient coordonnées au niveau national.

Pour les deux syndicats, la Confédération et les cantons doivent «introduire de manière uniforme des tests répétitifs en série, le port du masque (où cela est épidémiologiquement pertinent), des capteurs de CO2 et des filtres à air ou des ventilations […] Certes, les cantons sont responsables de l’éducation et des systèmes scolaires, poursuit le communiqué. La santé de nos enfants et de nos jeunes doit toutefois être une préoccupation nationale et être gérée en conséquence. C’est pourquoi les mesures doivent être coordonnées dans tous les cantons et prescrites par la Confédération».

Et enfin: «Si des mesures sont imposées au niveau national pour les restaurants, les magasins, les musées et autres lieux fermés, elles doivent également être imposées aux bâtiments scolaires».


■ Les vacances scolaires dureront plus longtemps à Nidwald

Les écoles primaires du canton de Nidwald ne reprendront les cours que le 6 janvier au lieu du 3 en raison de la pandémie. Les écoles secondaires et professionnelles débuteront le 3 janvier, mais avec un enseignement à distance.

Ces mesures sont prises en raison de l’évolution défavorable de la pandémie, a indiqué mardi le gouvernement du canton de Nidwald. Les trois jours sans cours à l’école primaire, doivent être enrichis avec des devoirs à domicile» donnés par les enseignants.

Compte tenu des nombreuses rencontres familiales pendant les fêtes, le risque de contamination par le coronavirus est «globalement plus élevé». Les premiers symptômes de la maladie apparaissant en général au plus tard après dix jours, les mesures annoncées permettent de réduire le risque que des élèves infectés assistent aux cours, explique l’exécutif.


■ Des fermetures d’usines près de Shangaï inquiètent

Un foyer de Covid-19 dans la province du Zhejiang (est), l’un des moteurs de l’économie chinoise, a entraîné des fermetures d’usines qui risquent de perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales.

La province côtière de 64,6 millions d’habitants est située immédiatement au sud de Shanghai. Très industrialisée, tournée vers l’exportation, elle est la quatrième économie du pays avec à elle seule plus de 6% du PIB chinois. A la suite de l’apparition de cas de Covid la semaine dernière, les autorités locales ont imposé la fermeture de nombreux sites industriels.

Ces perturbations ont déjà provoqué lundi une baisse des cours mondiaux du pétrole, le marché s’inquiétant d’un ralentissement de la deuxième économie mondiale.

Le district de Zhenhai, dans la ville portuaire de Ningbo, a décrété l’arrêt de toutes les entreprises, à l’exception de celles vitales pour la vie quotidienne et la lutte contre l’épidémie. Les usines pétrochimiques peuvent continuer à tourner, mais en réduisant leur production.

Dans la ville proche de Shaoxing, le district de Shangyu a ordonné dès jeudi la fermeture de toutes les entreprises.

A Hangzhou, la capitale provinciale, plusieurs entreprises cotées ont annoncé suspendre leur production, dans des communiqués adressés à la Bourse de Shanghai. Des centaines de vols au départ et à l’arrivée de l’aéroport de Hangzhou ont été annulés.


■ Les hôpitaux thurgoviens aux limites de leurs capacités

Les médecins-chefs des hôpitaux cantonaux de Thurgovie sont «extrêmement préoccupés» par le nombre croissant de patients Covid à l’hôpital. Selon eux, seules des mesures immédiates plus strictes et un taux de vaccination plus élevé permettraient d’assurer les soins de santé à la population et d’éviter l’apparition d’une situation de triage.

L’augmentation du nombre de patients Covid, non vaccinés pour la plupart, entraîne une restriction des soins de santé pour d’autres patients, ont indiqué les deux hôpitaux cantonaux. Depuis fin novembre, les unités de soins intensifs des deux établissements atteignent leur limite de capacité. Jusqu’à présent, il a été possible de surmonter les problèmes de capacité en reportant des opérations et en transférant des patients. Mais cela s’avère de plus en plus impossible, «car les unités de soins intensifs de toute la Suisse atteignent également leurs limites».


■ La Californie rétablit l’obligation du port du masque

Les autorités californiennes ont annoncé le rétablissement de l’obligation du port du masque dans tous les lieux publics clos afin de freiner un regain des cas. La mesure entrera en vigueur mercredi. Elle s’applique à tous les individus, qu’ils soient vaccinés ou non. Los Angeles, San Francisco et d’autres comtés de Californie avaient déjà rétabli depuis des mois cette obligation au niveau local.

Lire aussi:

Mais d’autres comtés, comme ceux d’Orange et de San Diego, très peuplés, se contentaient d’appliquer les règles imposées par l’Etat: port du masque sanitaire dans certains lieux publics, comme les aéroports, les hôpitaux ou les écoles mais pas les commerces, les restaurants ou les cinémas par exemple.


■ La Norvège serre encore la vis face à des projections alarmantes

Pas d’alcool dans les bars ni les restaurants, accélération de la vaccination, généralisation du télétravail… La Norvège a dévoilé un nouveau train de mesures sanitaires face au Covid lundi après la publication de projections alarmantes.

Sans aucune mesure -y compris celles déjà en place –, ce pays scandinave de 5,4 millions d’habitants pourrait enregistrer dans trois semaines entre 90 000 et 300 000 nouveaux cas par jour et de 50 à 200 hospitalisations quotidiennes, a prévenu l’Institut norvégien de santé publique (FHI) dans la matinée. Moins d’une semaine après avoir renforcé les mesures sanitaires, le gouvernement a donc de nouveau serré la vis. Servir de l’alcool dans les bars et restaurants sera interdit alors qu’il était jusqu’à présent encore possible de le faire jusqu’à minuit.