L’essentiel

Ce début de semaine est marqué par quelques levées de restrictions dans certains pays européens, notamment la Grèce, le Danemark et un Land allemand.

Retrouvez notre suivi de la journée de lundi, et ceux des jours précédents.


■ L’OMS réitère son soutien à l’utilisation du Vaccin AstraZeneca

Expliquant que des experts étaient réunis cette semaine pour débattre d’un possible lien entre vaccin anti-Covid d’AstraZeneca et certains types rares de thromboses, Rogerio Pinto de Sa Gaspar, directeur de l’OMS chargé de la régulation, a insisté sur le fait qu’en l’état actuel des connaissances, la balance risque/bénéfice «reste très largement positive». Un peu plus tôt (voir ci_dessous) deux sons de cloches divergents à propos de ce produit s’étaient fait entendre au sein des autorités sanitaires européennes.


■ La France voisine demande l’aide des hôpitaux suisses

Selon la RTS, la région Bourgogne-Franche Comté aurait fait la demande «à plusieurs cantons romands» d’accueillir des patients souffrant du Covid-19. «Certains hôpitaux sont proches de la saturation», indique la RTS sur son site, qui précise que le ministre jurassien de la Santé, Jacques Gerber, «confirme avoir donné son «feu vert politique», comme cela a été le cas par le passé».


■ Tous les Américains éligibles pour le vaccin dans deux semaines

Le président américain Joe Biden doit annoncer ce soir que tous les adultes aux Etats-Unis vont être éligibles au vaccin d’ici le 19 avril, a rapporté la chaîne CNN en citant un responsable gouvernemental. Le démocrate avait auparavant promis que 90% des adultes seraient éligibles à cette date.

Il avance ainsi son objectif de rendre tous les adultes américains éligibles au vaccin, indifféremment de leur âge ou antécédents médicaux: le président avait d’abord parlé du 1er mai. Comme en Suisse, trois vaccins sont autorisés en urgence aux Etats-Unis: celui de Johnson & Johnson, qui ne nécessite qu’une seule dose par personne, et ceux de Moderna et Pfizer/BioNTech, administrés en deux doses.

Les Etats-Unis, qui ont donné un grand coup d’accélérateur à leur campagne de vaccination, en sont à plus de trois millions d’injections par jour en moyenne sur les 7 derniers jours, selon les autorités. Plus de 107 millions de personnes ont reçu au moins une dose d’un vaccin. Et 62 millions d’Américains sont entièrement vaccinés, dont plus d’une personne sur deux chez les plus de 65 ans.


■ Pas encore de «conclusion» sur le vaccin AstraZeneca

L’Agence européenne des médicaments a indiqué qu’elle était toujours en train d’évaluer si le vaccin AstraZeneca contre le coronavirus est potentiellement lié à la formation de rares caillots sanguins, signalés dans plusieurs pays. Quelques heures plus tôt, un responsable de l’EMA a lui dit qu’il «est clair qu’il y a un lien avec le vaccin» en évoquant les cas de thrombose observés après son administration. Le comité de sécurité de l’EMA «n’a pas encore abouti à une conclusion et l’examen est actuellement en cours», a déclaré dans un communiqué l’agence basée à Amsterdam.

Nous communiquerons et organiserons un point presse dès que l’examen sera finalisé

Communiqué de l’EMA

■ Près de 24 000 injections de vaccin par jour en Suisse

Du 29 mars au 4 avril, 167 842 doses de vaccin ont été administrées en Suisse, indique l’OFSP. En moyenne, cela représente 23 977 vaccinations ont été effectuées par jour. Comparé à la semaine précédente, le rythme des injections a ralenti de 9%, en raison du week-end de Pâques. Au total, 1 604 838 vaccinations ont été réalisées jusqu’à dimanche.

604 312 personnes ont été vaccinées complètement, soit 7% de la population a déjà obtenu deux doses de vaccin. 396 214 personnes n’ont reçu que la première piqûre.

Quelque 458 712 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, mais n’ont pas encore été employées. Par ailleurs, 168 825 doses sont stockées par la Confédération.


■ Près de 5000 nouveaux cas quatre jours

La Suisse compte 4932 cas, 175 hospitalisations, et 20 décès supplémentaires en 96 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). En quatre jours, les résultats de 100 076 tests ont été transmis. Le taux de positivité s’élève à 4,93%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 23 403, soit 270,72 nouvelles infections pour 100 000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,03.

Depuis le début de la pandémie, 610 274 cas de contamination ont été confirmés en laboratoire en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s’élève à 9751 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 25 455.

Le pays dénombre par ailleurs 14 854 personnes en isolement et 25 439 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S’y ajoutent 3623 autres personnes revenant de voyage d’un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.


■ Au Danemark, le «coronapas» fait ses débuts

Sésame d’un plan de réouverture progressif du pays d’ici fin mai, le Danemark est parmi les premiers pays d’Europe, à avoir commencé à utiliser son «passeport» covid. Disponible via une application sécurisée ainsi qu’en format papier, il permet pour l’heure de rentrer dans certains petits commerces – coiffeurs, salon de beauté ou encore auto-écoles – en prouvant que le porteur est soit entièrement vacciné, soit qu’il a déjà contracté le Covid-19 avec un test positif de deux à douze semaines, soit qu’il a effectué un test négatif depuis moins de 72 heures.

Le «coronapas» n’est pour le moment pas utilisé pour les voyages, même si le gouvernement en a, à terme, l’intention. Il sera, en revanche, obligatoire pour accéder aux terrasses dont la réouverture est prévue le 21 avril, puis dans les restaurants, musées, théâtres et cinémas à partir du 6 mai. La réouverture quasi générale est elle envisagée le 21 mai, date choisie car elle doit correspondre avec la fin de vaccination des plus de 50 ans. Le «coronapas» est provisoire, assurent les autorités danoises, mais devrait rester en vigueur jusqu’à ce que la totalité de la population danoise ait eu accès au vaccin, en théorie au cours de l’été.

Les entrepreneurs qui n’exigent pas la présentation du «coronapas» seront passibles d’une amende d’un minimum de 400 euros – pouvant aller jusqu’à 6000 euros en cas de récidive, a précisé le ministère de la justice. Pour les clients, l’amende avoisinera les 330 euros.


■ Un instantané: au Pakistan, le confinement prolongé

Le gouvernement pakistanais a récemment prolongé les mesures restrictives. Ici, entretien de la mosquée, vide, de Jamia à Rawalpindi, dans la province du Penjab.


■ L’OFSP visé?

Une substance «suspecte» selon le terme employé, a été découverte mardi matin dans les locaux de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) à Berne. Une personne a été isolée par précaution, car elle a été en contact avec cette substance.

L’intervention de la police cantonale bernoise et des pompiers était en cours à la mi-journée. Un porte-parole de la police a confirmé une information de la Luzerner Zeitung. Il n’a pas été nécessaire d’évacuer le personnel de l’OFSP à Liebefeld, au sud-ouest de la Ville fédérale.

L’agence ATS rappelle que ce n’est pas le premier incident de ce type à l’OFSP, pris pour cible en raison des mesures de restrictions qu’il a édictées pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Le journal signale notamment une intervention en février, qui avait mobilisé la police et les pompiers.


■ Un responsable de l’Autorité européenne confirme «un lien» entre le vaccin AstraZeneca et des thromboses

Un responsable de l’Agence européenne des médicaments (EMA) confirme l’existence d’un «lien» entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thrombose observés après son administration, dans une interview au quotidien italien Il Messaggero publiée ce mardi, que résume l’AFP.

«Nous pouvons désormais le dire, il est clair qu’il y a un lien avec le vaccin. Ce qui cause cette réaction, cependant, nous ne le savons pas encore. Pour résumer, dans les prochaines heures nous dirons qu’il y a un lien, mais nous devons encore comprendre comment cela se produit», affirme Marco Cavaleri, responsable de la stratégie sur les vaccins à l’EMA.


■ Un mois de février calamiteux pour l’hôtellerie

L’agence ATS, qui cite un communiqué de l’Office fédéral de la statistique, parle de «calvaire». L’hôtellerie suisse a donc poursuivi donc son calvaire en février, malgré la saison de ski et la présence en nombre des touristes locaux. Le secteur a enregistré 2 millions de nuitées en février, en recul de près de 40% sur un an. Cela correspond à 1,3 million de nuitées de moins par rapport à la même période de 2020, juste avant le début de la pandémie mondiale de coronavirus.

Les Allemands, avec plus de 89 000 nuitées, et les Français (66 400) ont été les plus nombreux parmi ceux qui sont venus en Suisse, suivis des Polonais (29 600) et des Italiens (26 200). Les touristes polonais étaient par ailleurs dispensés de quarantaine.

Lire aussi: Avec la pandémie, davantage de réservations directes pour l’hôtellerie suisse


■ Quelques relâchements dans des pays européens

Ces jours, quelques pays desserrent un peu l’étau.

  • En Allemagne, le Land de la Sarre, dans l’ouest, lève des restrictions anti-Covid.
  • Au Danemark, les salons de coiffure et de beauté rouvrent pour les détenteurs d’un «passeport» de vaccination contre la maladie.
  • Au Royaume-Uni, le premier ministre Boris Johnson a confirmé lundi la réouverture le 12 avril – en Angleterre seulement – des commerces non essentiels comme les coiffeurs, des terrasses des pubs ou des salles de gym.
  • En Grèce, la plupart des commerces ont été autorisés à rouvrir lundi, sauf les grands magasins et centres commerciaux. Mais les personnes souhaitant s’y rendre doivent prendre rendez-vous, avec contingentement de clients. Et cette mesure ne s’applique cependant pas aux deux plus grandes villes du pays après Athènes, Thessalonique et Patras, où l’épidémie est particulièrement virulente.

■ La Nouvelle-Zélande confirme sa «bulle» avec l’Australie

La Nouvelle-Zélande a approuvé mardi le principe d’une «bulle» avec l’Australie au sein de laquelle les ressortissants des deux pays pourraient voyager sans quarantaine, en espérant que celle-ci se concrétisera à la mi-avril. «Je peux confirmer que les voyages sans quarantaine débuteront dans moins de deux semaines, le 18 avril à 11:59», a annoncé la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.

Cette «bulle» devrait donc ouvrir un peu plus d’un an après que l’archipel du Pacifique Sud a fermé ses frontières en raison de la pandémie.

L’Australie a de son côté en partie ouvert son territoire aux Néo-Zélandais il y a six mois, leur permettant de se rendre dans certains Etats sans avoir de quarantaine à observer.