L’essentiel

Swiss crée une petite surprise en annonçant qu’elle envisage de licencier les employés qui ne seront pas vaccinés.

Lundi, le gouvernement a ouvert la campagne sur la loi covid, en votation le 28 novembre.

Retrouvez notre suivi de la journée de lundi.

 


■ Le vaccin unidose à vecteur de Johnson & Johnson disponible à partir du 5 octobre?

C'est un vaccin sans ARN messager, qui peut convenir aux allergiques et contribuer à rassurer les sceptiques: le vaccin à vecteur de Johnson & Johnson (Janssen) pourrait bientôt être administré en Suisse pour lutter contre le coronavirus et selon Blick.ch, la campagne de vaccination devrait même commencer le 5 octobre – dans moins de 2 semaines. Interrogée par Keystone-ATS, la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) indique que la Confédération a envoyé aux cantons un document contenant des informations confidentielles sur ce sujet en fin de semaine dernière. Mais aucun détail sur son contenu ne sera donné pour le moment, précise un porte-parole.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a déjà confirmé négocier l'achat d'une petite quantité de doses de vaccins.

Le principe actif de Johnson & Johnson est autorisé en Suisse pour une durée limitée depuis fin mars. Il n'a cependant pas encore été administré en Suisse, car la Confédération n'a pas encore conclu de contrat avec le fabricant.

Début décembre 2020, Janssen Suisse a été la quatrième entreprise à déposer une demande d'autorisation de mise sur le marché auprès de Swissmedic. La société appartient au groupe américain Johnson & Johnson.

Selon Swissmedic, le vaccin de Janssen, Ad26.COV2.S, est un vaccin à vecteur viral, basé sur un adénovirus humain. Il doit être administré par une dose unique, pour les personnes à partir de 18 ans.


■ 852 décès en 24 heures, nouveau record en Russie

Lors des dernières 24 heures, 852 personnes atteintes du coronavirus sont mortes, selon le bilan publié quotidiennement par le gouvernement. Le précédent record de 828 décès avait été établi le 24 septembre. 

Au total, 205'531 personnes ont péri des suites du Covid-19 depuis le début de la pandémie, selon une définition restrictive des décès dus au virus donnée par le gouvernement russe. Selon ce bilan, la Russie est le pays le plus endeuillé d'Europe.

L'agence russe des statistiques Rosstat, qui a une définition plus large, faisait, elle, état de plus de 350'000 morts à la fin juillet 2021.

Depuis juin, la Russie est durement frappée par le variant Delta.



■ Pfizer/BioNTech songe à vacciner les enfants de 5 à 11 ans 

L'alliance Pfizer/BioNTech a annoncé mardi avoir soumis à l'Agence américaine des médicaments les résultats des essais de son vaccin contre le Covid-19 chez les enfants de 5 à 11 ans, et prévoir de déposer une demande formelle d'autorisation pour cette tranche d'âge «dans les prochaines semaines».

La semaine dernière, les deux entreprises avaient annoncé que le vaccin était bien toléré chez ces enfants, et déclenchait une réponse immunitaire «robuste», «comparable» à celle observée chez les 16 à 25 ans. Les essais ont été conduits sur près de 2.300 participants de 5 à 11 ans. Le dosage a été adapté à 10 microgrammes par injection, contre 30 microgrammes pour les groupes plus âgés.

De nombreux parents attendent avec impatience l'autorisation du vaccin pour leurs jeunes enfants, notamment depuis la rentrée scolaire et le retour des cours en personne. Pour le moment, le remède de Pfizer est pleinement autorisé pour les 16 ans et plus, et autorisé en urgence pour les 12-15 ans.

L'alliance Pfizer/BioNTech a par ailleurs confirmé mardi s'attendre à pouvoir publier les résultats des essais pour deux autres tranches d'âge, les 2-5 ans ainsi que 6 mois-2 ans, «dès le quatrième trimestre».


■ En France, le pass sanitaire concernera aussi les ados

Au tour des adolescents de devoir présenter le fameux QR code. A partir de ce jeudi, en France, les mineurs âgés d'au moins 12 ans et deux mois devront être munis du pass sanitaire pour accéder aux lieux, événements ou services qui l'exigent comme le train, le cinéma ou la piscine.

Dimanche, le premier ministre Jean Castex a indiqué que le gouvernement souhaitait maintenir la gratuité des tests pour les mineurs. Ces tests seront ne seront plus remboursés à compter du 15 octobre, sauf raison médical. Selon les dernières données disponibles, au 23 septembre, six ados de 12 à 17 ans sur dix étaient complètement vaccinés et sept sur dix avaient reçu au moins une dose.

La vaccination se fait sur la base d'un double volontariat: à la fois du jeune concerné et de ses parents. De 12 à 15 ans, l'accord d'un seul des deux parents, ou responsables légaux suffit. Les mineurs de plus de 16 ans peuvent, eux, décider de se faire vacciner, sans autorisation parentale.


■ La pandémie dans le monde

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde:

  • Avec une campagne de vaccination laborieuse, l'absence de mesures de confinement et la vague du variant Delta qui frappe la Russie depuis le mois de juin, le pays enregistre ce mardi un nouveau record de décès quotidiens dus au Covid-19. 852 personnes atteintes du coronavirus sont mortes ces dernières 24 heures.  Au total, 205 531 personnes ont péri en Russie depuis le début de la pandémie – selon une définition restrictive des décès dus au virus donnée par le gouvernement russe. L'agence russe des statistiques Rosstat – qui a une définition plus large – faisait état en juillet dernier de plus de 350 000 morts.
  • Au Japon, la situation sanitaire connaît une nette amélioration depuis quelques semaines. Le pays va progressivement sortir de l'état d'urgence imposé dans certaines villes depuis juillet dernier.  Les mesures de restrictions actuelles consistent surtout à demander aux bars et restaurants de fermer plus tôt, de ne pas servir d'alcool, et aux organisateurs d'événements de limiter le nombre de spectateurs. Elles avaient été mises en place avant les Jeux olympiques de Tokyo-2020.
  • Les Etats-Unis sont le pays le plus touché avec 690 426 décès, suivis par le Brésil (594 653), l'Inde (447 373), le Mexique (275 676) et la Russie (205 531).  Parmi les pays les plus durement touchés, le Pérou est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, suivi par la Macédoine du Nord et la Hongrie.

L'OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé.


■ En Suisse, 1284 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

Selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), la Suisse compte ce mardi 28 septembre 1284 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore 11 décès supplémentaires et 122 malades ont été hospitalisés.

  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 32 357 tests ont été transmis
  • Le taux de positivité s’élève à 3,97%
  • Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 20 204, soit 233,71 nouvelles infections pour 100 000 habitants
  • Le taux de reproduction – qui a un délai d’une dizaine de jours – est de 0,75
  • Les patients Covid-19 occupent 23,40% des places disponibles en soins intensifs
  • Le taux d’occupation des soins intensifs est de 75,90%.
  • Au total 10 404 776 doses de vaccin ont été administrées
  • 57,89% des personnes ont déjà reçu deux doses
  • Le pays dénombre 13 407 personnes en isolement
  • 13 840 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine
  • Aucune personne revenant de voyage d’un pays à risque n’est enregistrée en quarantaine

■ Certificat covid obligatoire pour entrer dans le Palais fédéral

Après le Conseil des Etats, le Conseil national a accepté ce mardi 28 septembre par 146 voix contre 27 et 17 abstentions – émanant des rangs de l’UDC – de modifier la loi en conséquence: le certificat Covid sera obligatoire pour accéder au Palais fédéral à Berne. Pour permettre à cette modification d’entrer en vigueur le plus vite possible, la Chambre du peuple a suivi la proposition du Conseil des Etats qui vise à autoriser les personnes qui n’ont pas été testées, qui ne sont pas vaccinées ou qui ne sont pas guéries à entrer avec un masque.

Depuis le 13 septembre, l’obligation de présenter le pass sanitaire a été étendue, mais la base légale actuelle ne permet pas d’obliger les élus à le présenter afin de garantir les droits des parlementaires et les droits politiques. «Les membres de l’Assemblée fédérale doivent être traités sur un pied d’égalité avec les autres citoyens», explique Greta Gysin (Vert-e-s/TI) pour la commission.

Les mesures de protection seront donc levées et les parois en plexiglas enlevées. Les parlementaires siégeront sans porter le masque s’ils ont un certificat et les élus sans pass sanitaire pourront voter à distance. La loi entrera vigueur ce samedi, si les deux Chambres confirment leur accord lors des votations finales de vendredi. Elle sera valable jusqu’au 1er décembre 2022.


■ L’Espagne prolonge son dispositif de chômage partiel

Le gouvernement espagnol a conclu ce mardi 28 septembre un accord avec les syndicats et le patronat pour prolonger jusqu’au 28 février le financement public du chômage partiel, mis en place pour amortir le choc social de la pandémie de Covid-19. Ce dispositif, instauré en avril 2020 par le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez, déjà prolongé à plusieurs reprises, devait prendre fin le 30 septembre. Il sera finalement maintenu, mais avec des conditions plus restrictives pour les entreprises et les salariés.

Cet accord – qui doit être approuvé mardi en conseil des ministres – est «une étape importante pour le dialogue social», réagit sur Twitter la ministre du Travail Yolanda Diaz, membre du parti de gauche radicale Podemos. Selon Pepe Alvarez, secrétaire général du syndicat UGT, cette nouvelle prolongation des ERTE, le nom espagnol des conventions de chômage partiel, devrait néanmoins «être la dernière».

Nous le faisons pour garantir qu’aucune entreprise ne soit laissée en suspens», a expliqué le responsable syndical sur la radio publique espagnole RNE, disant espérer un début de printemps 2022 exempt de pandémie.

Selon le gouvernement et les syndicats, le dispositif de chômage partiel a couvert près de 3,4 millions de personnes au plus fort du confinement imposé au printemps 2020 et a permis de réduire drastiquement les destructions d’emplois. Le syndicat CCOO estime que 250 000 personnes continuent de bénéficier des mesures de chômage partiel.


■ En images: A Sydney, le confinement 

A Sydney, l’obligation de rester chez soi doit être levée lorsque le taux de vaccination complète dépassera 70%, un objectif que la première ministre de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud Gladys Berejiklian pense atteindre le 11 octobre. Les adultes non vaccinés devront quant à eux attendre au moins jusqu’au 1er décembre.


■ Les consommateurs allemands et français ont le moral qui remonte

Sera-ce la journée des bonnes nouvelles? On apprend que deux indicateurs virent au vert – ou au rose, selon l’expression que l’on préfère. En France, le moral des ménages est reparti à la hausse en septembre. Après un trou d’air en août, il est repassé au-dessus de sa moyenne de longue période, indique ce jour l’institut national des statistiques, l’Insee.

Cette hausse de l’indice résulte notamment d’un plus grand optimisme des ménages quant à leur niveau de vie au cours des douze prochains mois et à l’évolution du chômage. L’indicateur synthétique qui mesure la confiance des ménages a gagné trois points, à 102 points. Un niveau de 100 points correspond à la moyenne des relevés effectués entre 1987 et 2020.

En Allemagne, même son de cloche. L’institut GfK anticipe un indice à 0,3 point en octobre, soit une hausse de 1,4 sur un mois pour «presque atteindre son niveau d’avant la crise», note Rolf Bürkl, expert du GfK. Sur un an, il connaît une forte hausse de 24 points. Là aussi, c’est la détente sur le front de la pandémie qui est mise en avant.


■ En Suisse, la pandémie a eu moins d’effet sur le chômage que redouté

Les experts du Centre d’étude conjoncturelle (KOF) de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) misent sur un taux de chômage à 3,0% en 2021 et, pour 2022, à 2,8%.

A long terme, le consensus s’est accordé sur un taux de 2,7%. «Les conséquences négatives de la pandémie sur le marché du travail pourraient être moins fortes que prévu initialement», écrit mardi le KOF.

En 2020, le taux de chômage annuel moyen s’est inscrit à 3,1% selon le Secrétariat à l’économie (Seco), après 2,3% en 2019.


■ Sanofi abandonne son projet de vaccin à ARN messager

Le laboratoire français Sanofi n’ira pas en phase 3 d’essais pour son vaccin à ARN messager contre le Covid-19 – la dernière étape avant une commercialisation –, tout en poursuivant le développement de son autre vaccin contre le virus, annonce-t-il ce mardi matin.

Malgré des résultats intermédiaires positifs pour la phase 1-2 de l’essai de son vaccin à ARN messager, Sanofi juge que celui-ci arriverait trop tard sur le marché, alors que 12 milliards de doses de vaccins anti-Covid auront été produites au total d’ici la fin de l’année.

Les résultats de la phase 3 sur son autre vaccin, fondé sur une protéine recombinante et développé avec le britannique GSK, sont quant à eux toujours attendus avant fin 2021.


■ Chez Swiss, la non-vaccination peut conduire au licenciement

Swiss avertit ses collaborateurs non-vaccinés qu’ils risquent un licenciement, relate en début de matinée l’agence ATS, citant les propos d’un porte-parole de la compagnie lundi soir. La compagnie aérienne prononcera probablement des licenciements dès janvier prochain pour les collaborateurs qui ne se seront pas fait immuniser.

Un délai. Le personnel de cockpit et de cabine qui a besoin de plus de temps pour se décider pourra s’absenter du travail durant six mois et être repris durant cette période, pour autant qu’il soit vacciné, indique le porte-parole. Ceux qui ne se seront pas vaccinés seront licenciés. L’entreprise cherchera par ailleurs des solutions individuelles pour les collaborateurs qui disposeraient d’un certificat médical prouvant qu’ils ne peuvent être vaccinés, a précisé le porte-parole.

Des «paliers». Selon Swiss, le fait de ne pas se vacciner représente une violation des devoirs de l’employé selon le contrat de travail, ce qui engendre une série de mesures par étapes. Ces paliers déboucheront sur un licenciement en cas de non-vaccination, probablement dès fin janvier.

Une grosse moitié de l’effectif. Actuellement, la menace de licenciement concerne moins de la moitié du personnel. Selon le porte-parole, le taux de vaccination au sein de l’entreprise est légèrement supérieur à celui de la population suisse, qui s’établit à 54,9%.

Consentement syndical. Le syndicat Kapers a réagi en jugeant que l’obligation de se vacciner était une «mesure drastique», mais conforme à la convention collective de travail.


■ A Vevey, un centre de vaccination ferme

Les autorités vaudoises ont annoncé lundi qu’elles soutiennent des opérations de vaccination sous forme de structures mobiles, dans plusieurs villes. Aujourd’hui, un peu à l’inverse, on apprend que le centre de dépistage et de vaccination de Vevey Providence va fermer. Les procédures seront concentrées sur le site de Rennaz «avec une disponibilité de 7 jours sur 7», précise l’Hôpital Riviera-Chablais.