En manque de vaccins, l’Union européenne (UE) songe sérieusement à cibler les pays tiers «avares» en exportations de doses vers le bloc. Et la Commission d’Ursula von der Leyen fera, dès ce mercredi, une proposition très concrète en ce sens en durcissant le contrôle des exportations de vaccins depuis les usines de l’UE. Elle y fera entrer un principe très clair: la réciprocité.

C’est bien AstraZeneca qui est dans le collimateur, un vaccin sur lequel reposent une grande partie des stratégies des Vingt-Sept, et, à travers lui, le gouvernement britannique, soupçonné de retenir sur son sol toutes les doses produites. «AstraZeneca est vraiment en deçà» des attentes, a confirmé mardi le commissaire Maros Sefcovic. Alors que le Royaume-Uni ne pâtit d’aucun retard, l’UE accumule les mauvaises nouvelles du côté de ce fabricant, avec des retards chaque semaine plus importants que les précédents.