«N’oubliez pas que seuls les adhérents du parti ont voté. Avec, parmi eux, un gros contingent de sympathisants parisiens rameutés par ses amis. Pour le moment, Valérie a surtout gagné une bataille interne…» L’avertissement vient d’un député historique de la droite française, soutien de Xavier Bertrand, le grand perdant du congrès des Républicains qui vient d’élire Valérie Pécresse comme candidate à l’élection présidentielle d’avril 2022. Quelques mots durs, qui reflètent assez bien l’ambivalence de la présidente de la région Ile-de-France, vainqueur de ce scrutin. D’un côté, sa nette victoire au second tour du congrès des Républicains (60.95% des voix face aux 39.05% d’Eric Ciotti) lui donne une légitimité incontestable au sein du grand parti de la droite française. De l’autre, cette primaire fermée, réservée aux seuls adhérents, ne ressemble en rien à ce que sera l’épreuve électorale présidentielle au suffrage universel.