Ann-Kathrin Stracke, journaliste pour chaîne de télévision allemande WDR, affirme dans une plainte pour agression sexuelle, que Valéry Giscard d’Estaing, président français entre 1974 et 1981, lui aurait notamment mis la main sur les fesses durant une interview en décembre 2018, rapportent la Süddeutsche Zeitung et Le Monde.

Dans sa plainte déposée le 10 mars à Paris, la journaliste de 37 ans affirme qu’à l’issue d’un entretien à son domicile au sujet du centenaire de la naissance de l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, Valéry Giscard d’Estaing, alors âgé de 92 ans, l’aurait «entourée de son bras, lui a touché la taille et posé la main sur une fesse» au moment de poser pour une photo avec son équipe, explique le journal français.

Ann-Kathrin Stracke explique s’être sentie «extrêmement mal à l’aise» et avoir tenté de repousser la main de l’ancien homme d’Etat.

Valéry Giscard d’Estaing n’aurait «aucun souvenir» de cette rencontre

Les deux quotidiens relatent encore que Valéry Giscard d’Estaing lui aurait ensuite proposé de regarder des photographies affichées sur le mur de son bureau et qu’il aurait à nouveau mis sa main sur les fesses de la journaliste à ce moment-là. Un geste qu’elle aurait vigoureusement repoussé. La scène aurait été interrompue par une diversion opérée par le cameraman. Par la suite, au moment de lui dire au revoir, l’ancien président lui aurait chuchoté «träumen sie süss» («faites de beaux rêves») à l’oreille.

Contacté par les journaux allemand et français, le directeur de cabinet de Valéry Giscard d’Estaing Olivier Revol, affirme, citant son grand âge, que l’ex-président de la République n’aurait «aucun souvenir de sa rencontre» avec Ann-Kathrin Stracke.