La police anti-émeute a mené une vaste opération, mardi, dans une localité du territoire de Hongkong pour empêcher des militants de commémorer une manifestation pro-démocratie. Cette dernière avait été attaquée par des groupes pro-gouvernementaux il y a un an.

Les policiers ont utilisé du gaz au poivre pour disperser de petits groupes de manifestants et des journalistes dans un centre commercial à Yuen Long, près de la frontière avec la Chine.

Des centaines de personnes ont été interpelées et fouillées tout au long de la nuit et la police a indiqué avoir procédé à au moins cinq arrestations. Les policiers ont lancé des avertissements par haut-parleur mettant en garde contre les «rassemblements illégaux».

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79 contraventions pour infraction aux mesures anti-coronavirus

Répondant à un manifestant qui brandissait une banderole proclamant «Libérez Hongkong», la police a déployé sa propre banderole avertissant les manifestants qu'ils violaient la nouvelle loi sur la sécurité.

Le 30 juin, Pékin a imposé au territoire une loi sur la sécurité nationale destinée à mettre fin au mouvement de contestation du pouvoir central. Elle vise à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, et prévoit des peines d'emprisonnement à perpétuité.

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La police a dressé 79 contraventions pour infraction aux mesures anti-coronavirus qui interdisent les rassemblements de plus de quatre personnes.

La police critiquée pour son intervention à Yuen Long, il y a un an

L'attaque perpétrée il y a un an à la station de métro de Yuen Long avait marqué un tournant dans le mouvement de protestation qui a secoué le territoire l'an dernier. Des gangs d'hommes armés de bâtons, de tringles métalliques et de battes, portant pour la plupart des t-shirts blancs, avaient fondu sur des manifestants qui rentraient chez eux après une nouvelle manifestation monstre.

L'attaque du 21 juillet 2019 avait fait presque 50 blessés, dont des passants, certains grièvement touchés. De nombreuses voix s'étaient alors élevées pour critiquer la police, accusée d'avoir tardé à réagir.

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