Venezuela

Le Venezuela fustige des cyberattaques contre ses ambassades

Des messages, déclarant faussement que les ambassadeurs vénézuéliens au Mexique et en Argentine avaient décidé de reconnaître Juan Guaido comme président, ont notamment été publiés sur leurs sites web

Le ministère vénézuélien des affaires étrangères a déclaré jeudi que les sites internet de ses ambassades au Mexique et en Argentine avaient subi des cyberattaques en faveur de l'opposant Juan Guaido, qui s'est autoproclamé président par intérim.

Des messages déclarant faussement que les ambassadeurs de ces deux missions diplomatiques avaient décidé de reconnaître Juan Guaido ont été publiés sur leurs sites web, a indiqué le ministère dans un communiqué.

De faux messages de ce genre ont aussi été envoyés sur les pages internet des représentations du Venezuela au Brésil, au Canada, en Colombie, en Russie, en Uruguay, au Guatemala, en Italie, en Egypte et au Costa Rica, selon les médias locaux.

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Pendant plusieurs heures, on a ainsi pu voir sur la page internet de l'ambassade à Buenos Aires un faux communiqué au nom du chargé d'affaires vénézuélien en Argentine, déclarant que ce dernier, «conformément aux décisions d'autres diplomates vénézuéliens dans la région», reconnaissait le Parlement «comme unique organe légitime» du Venezuela.

L'ambassadrice au Mexique a proclamé sa loyauté à Maduro

Le Parlement est la seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition au président socialiste Nicolas Maduro. Son président, Juan Guaido, s'est proclamé le 23 janvier président par intérim du pays. Il est reconnu comme tel par une quarantaine de pays.

L'ambassadrice au Mexique, Maria Lourdes Urbaneja, a condamné la cyberattaque contre la mission qu'elle dirige. Dans une vidéo publiée sur le compte Twitter de son ambassade, elle a proclamé son «absolue loyauté» au président Maduro.

Une réunion des pays européens et latino-américains du groupe de contact international (GCI) sur le Venezuela s'est tenue jeudi à Montevideo. Le groupe appelle à «une élection présidentielle libre, transparente et crédible, en accord avec la constitution vénézuélienne», selon la déclaration finale.

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Dans ce texte d'une page, le GCI se fixe deux objectifs: «mettre en place les garanties nécessaires en vue d'un processus électoral crédible, dans les plus brefs délais», et «permettre la distribution urgente de l'assistance en accord avec les principes internationaux humanitaires».

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