«La situation actuelle de haute pression (anticyclonique) avec des vents faibles et de l’air descendant lentement au centre de la haute pression n’aide pas beaucoup à disperser le nuage de cendres», selon les experts de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

«Il faut s’attendre à un changement de la situation vers la fin de la semaine, quand une forte basse pression devrait se développer sur l’Islande. Le changement à la baisse de la pression atmosphérique ainsi que les pluies associées à ce système de basse pression ne vont pas seulement pousser le nuage vers l’Arctique mais vont également contribuer à lessiver les cendres à de plus basses altitudes», prédisent les météorologues de l’agence onusienne.

D’ici là, «les cendres très fines envoyées à haute altitude, c’est-à-dire à plus de 6.000 mètres, vont y rester pendant un certain temps, car ces très petites particules ne peuvent être déplacées de manière efficace que par des mouvements de convection atmosphérique importants (orages)», ont précisé les experts.

Par ailleurs, selon les dernières informations communiquées à l’OMM par les autorités islandaises sur l’évolution de l’éruption, «la blancheur du panache suggère en outre qu’il contient surtout de la vapeur et peu de cendres».

Aucun signe d’intensification de l’activité du volcan Eyjafjöll n’a été enregistré mardi et le panache de cendres a nettement diminué, selon des scientifiques islandais.