«Volontaire, opiniâtre, travailleur méthodique, très doué, comme fou de sa vocation», Nicolas Sarkozy éveille chez le conseiller national fribourgeois Dominique de Buman l'image d'un premier de classe. En laissant tout de même ouverte cette question: est-ce qu'il ne donne pas l'impression de vouloir trop en faire? On sent chez lui «une ambition folle», mais qui n'a rien d'usurpé au vu de sa compétence. Il doit être aussi exigeant avec lui-même qu'il l'est avec les autres, imagine Dominique de Buman, toujours en train de contrôler son discours et son image. Il lui manque peut-être un peu de décontraction, qui le rapprocherait des citoyens.

La connaissance des dossiers qu'affiche Nicolas Sarkozy impressionne tout particulièrement le démocrate-chrétien fribourgeois, qui l'a notamment observé à la télévision face à Jean-Marie Le Pen. Son discours sécuritaire colle sans doute avec la réalité française, avec un petit bémol: «On ne parvient pas à distinguer si l'action quotidienne est sous-tendue par une analyse de société et une interrogation sur les causes profondes de l'insécurité».