«Hyperactif, enchaînant les mandats avec une rapidité à couper le souffle, engagé à fond dans la politique quel que soit son mandat et en permanence tendu vers l'objectif», voilà ce qui, chez Nicolas Sarkozy, frappe le Valaisan Léonard Bender. Son ascension est «une bonne nouvelle pour la démocratie», note-t-il, parce qu'elle montre que dans l'action l'on peut imprimer sa marque aux événements. Binational et lui-même membre de l'UMP, le vice-président du Parti radical suisse n'hésite pas à comparer Nicolas Sarkozy à Pierre Mendès France. «Il a annoncé ce qu'il allait faire, il s'est fixé un calendrier, et il a laissé le public juger de l'efficacité de son action.»

Partageant la conviction que la sécurité est la première des libertés, et qu'elle a une dimension sociale parce que l'insécurité frappe d'abord les plus démunis, Léonard Bender se reconnaît dans le discours sécuritaire «républicain» de Sarkozy. La différence avec Blocher, glisse-t-il perfidement, c'est qu'au bout de dix mois il pouvait afficher des résultats.