Le dépôt officiel de la candidature du chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, dimanche auprès du Conseil constitutionnel a quasiment tué le suspense sur l’issue de la présidentielle du 18 avril. L’actuel chef de l’Etat se fera élire pour la cinquième fois à la tête de son pays en dépit de la large contestation qui a gagné la rue algérienne. «Si élection il y a, le scrutin sera comme les précédents, sans aucun effet de surprise», prédit la politologue Louisa Dris-Aït Hamadouche, qui ne voit dans les présidentielles algériennes qu’une simple «caution démocratique» pour le candidat du système.