C’était un discours très attendu. Après des semaines houleuses, marquées par des erreurs politiques et une nette baisse dans les sondages, Annalena Baerbock se devait de convaincre samedi lors du congrès national de son parti, Bündnis90/DieGrünen. Devant une petite centaine de délégués autorisés à assister en présentiel à cette grand-messe politique et devant 700 délégués en ligne, Annalena Baerbock a reconnu des erreurs qui ont transformé «le vent favorable» du mois d’avril, lorsqu’elle a été nommée candidate à la chancellerie, en «vents contraires». Revenus non déclarés, inexactitudes sur son CV, propositions critiques sur la hausse du prix de l’essence, ces polémiques ont fait chuter la cote de popularité des Verts, passée de 28% en avril à 20% début juin. Placés un temps en pole position devant les chrétiens-démocrates, ils ne sont plus que deuxième force politique du pays, à un peu plus de trois mois des élections fédérales.

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