Proche-Orient

Qui viendra sauver Pierre Krähenbühl?

La Suisse le confirme: c'est elle qui finançait le poste de la conseillère spéciale du chef de l'UNRWA. Une conseillère avec laquelle le commissaire général avait une relation qui dépassait «le cadre professionnel»

Qui peut encore sauver Pierre Krähenbühl ? Mis lourdement en cause par une enquête interne, le commissaire général de l’UNRWA, l’agence de l’ONU en charge des réfugiés palestiniens, est aujourd’hui réduit à compter ses soutiens. En attendant les résultats définitifs de l’enquête qui se poursuit désormais à New York, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est pour l’instant abstenu d’une sanction directe. Mais il a flanqué Krähenbühl d’un adjoint choisi parmi ses proches, comme pour mieux montrer que le Suisse est désormais placé sous surveillance.

Le CV du Britannique Christian Saunders, ce nouveau garde du corps du chef, parle pour lui: actif depuis plus de trente ans dans la maison, il a acquis ses galons en engageant «des réformes majeures» au sein de l'ONU, et en oeuvrant à «une plus grande efficacité organisationnelle». A l’UNRWA, il succède à l’Américaine Sandra Mitchell, elle aussi compromise par l’enquête en cours. L’ancienne adjointe est accusée d’avoir manoeuvré pour procurer un poste privilégié à son mari. Cernée par les enquêteurs, elle a démissionné avec effet immédiat.