Le 25 avril 2010, Viktor Orban remportait les législatives. Son heure était venue face aux socio-démocrates plombés par la crise financière et l’austérité. En 2020, une «loi coronavirus» lui octroyant une gouvernance par ordonnances pour une durée illimitée couronne sa décennie d’hégémonie incontestée en Hongrie. Parti en croisade contre Bruxelles, les migrants, Jean-Claude Juncker et le milliardaire George Soros, l’enfant terrible de l’Union européenne se sert du Covid-19 pour renforcer sa stature de chef de guerre.

Au début de la pandémie, Viktor Orban et ses lieutenants accusèrent les migrants de véhiculer le coronavirus avant de fermer indéfiniment les zones de transit de la frontière serbe. Des militaires sont déployés auprès de plusieurs entreprises jugées stratégiques et des directeurs d’hôpitaux. Deux d’entre eux ont été limogés sur-le-champ pour avoir résisté au ministère de tutelle ordonnant de libérer 36 000 lits alors que le pays compte «seulement» 2284 cas et 239 décès confirmés au 23 avril.