Un fourgon blindé s’arrête entre deux rangées de blocs de béton. En sort Oleksandr Markushyn, le maire d’Irpin, un costaud débonnaire et pressé qui a abandonné ses habits de ville contre une tenue de camouflage. Alentours, des militaires en treillis barrent la chaussée alors que d’autres veillent derrière des monticules de terre. Au bout de la route, après un pont détruit, se trouve Irpin, une petite ville de 60 000 habitants sous le feu des bombes depuis près d’un mois. Mais malgré les attaques incessantes, Irpin résiste et est restée, partiellement au moins, sous contrôle ukrainien. Un employé municipal affirme que le courage du maire a inspiré l’ensemble des habitants de la ville.