Plus de vingt-cinq ans après sa légalisation par le parlement italien, l'avortement continue de provoquer de très fortes polémiques en Italie. C'est déjà au terme d'une violente bataille politique que le texte autorisant l'interruption volontaire de grossesse avait été adopté en mai 1978. Trois ans plus tard, le «Mouvement pour la vie» impose un référendum pour abroger la désormais célèbre «loi 194». Le texte est rejeté par 67,9% des Italiens. Mais à l'ombre du Vatican, le débat ne s'est jamais refermé. Au cours des dernières années, la hiérarchie catholique a multiplié les déclarations contre l'avortement et nombre de membres du gouvernement de Silvio Berlusconi, dont l'actuel ministre de la Santé Francesco Storace, ont clairement faire connaître leur opposition à l'IVG. L'Italie est aujourd'hui l'un des derniers pays d'Europe occidentale à ne pas avoir légalisé la pilule abortive RU 486.